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Porte du Thérond





Référence de la notice
PA00103854
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Porte du Thérond
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
porte de ville
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Lozère (48) ; Marvejols
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
48092
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Suite aux attaques menées par les Routiers, les syndics marvejolais décidèrent en 1361 de fortifier la ville. Les portes de Chanelles, du Soubeyran et du Tenon datent de cette époque, du moins dans leurs substructures. Pendant les guerres de Religion, Mathieu Merle s'empara de Marvejols en 1574. La cité étant devenue le principal foyer protestant de la province, une expédition de Ligueurs, dirigée par le duc de Joyeuse, en entreprit le siège en 1586. Après trois jours de résistance, les assiégés capitulèrent et la ville fut livrée au pillage. Le 7 novembre 1586, le roi Henri III ordonna le démantèlement des fortifications. Henri IV favorisa par la suite la reconstruction de la ville. Au 18e siècle, les fossés furent comblés et convertis en jardins. Sur le rempart Est, la porte du Thérond faisait communiquer la cité avec les riches paturages de la plaine. Elle desservait le quartier du commerce et la place du Griffoul. Moins importante que les deux autres portes de la ville, ses dimensions sont plus réduites. Elle présente également deux tours encadrant le passage, mais sans assomoir au-dessus de celui-ci. La tour de droite est percée de fenêtres et probablement, le percement de la fenêtre supérieure a dû entraîner la suppression d'un des corbeaux du chemin de ronde. Cette suppression a entraîné celle des linteaux en pierre et leur remplacement par un linteau en bois sur lequel a été remontée la maçonnerie du chemin de ronde. Sur la façade côté ville a été placée l'inscription latine de reconnaissance envers le roi ayant permis la réédification.