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Eglise Saint-Jacques






Référence de la notice
PA00104075
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Jacques
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Pyrénées-Orientales (66) ; Perpignan
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
AS 524
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
66136
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Les hauteurs qui s'étendaient à l'est de la ville, au-delà de l'enceinte, portaient le nom de "Puig des Lépreux". Selon une tradition, c'est là que ce serait élevée dès le 12e siècle une petite église dédiée à Saint-Jacques et desservie par un chanoine de Saint-Jean-le-Vieux. L'édifice actuel, une nef unique avec chapelles latérales, présente peu de traces de la première période (essentiellement parties du mur méridional et transept sud), le reste ayant été reconstruit au 14e siècle. Le chevet fut réédifié par la confrérie des jardiniers (hortolans) de 1395 à 1400. Leurs armoiries sont sculptées sur la clef de voûte et les culots d'ogives. Les tisserands qui, avec les hortolans, avaient beaucoup contribué au peuplement du quartier et à l'oeuvre de l'église, construisirent, en 1394, leur chapelle de confrérie. Le clocher, qui devait dater de la fin du 13e siècle, fut démoli jusqu'au niveau des cloches en 1540. Après un incendie accidentel en 1545, il fut reconstruit en 1546. Menaçant ruine au 19e siècle, il fut entièrement réédifié en briques en 1846. L'actuel chevet occidental est constitué par la chapelle de la Sanch, bâtie entre 1699 et 1742 pour la confrérie du même nom. A l'origine, la nef était couverte d'une charpente apparente sur arcs diaphragmes. En 1785, elle reçut des croisées d'ogives et des voûtes à la catalane, en briques posées à plat. Le portail en marbre blanc, en plein cintre, qui s'ouvre sur la façade méridionale, et le portique qui le précède, datent du début du 14e siècle et proviennent probablement de l'église de Sainte-Marie de la Real. Ils n'occuperaient cet emplacement que depuis environ 1633. Cette église est typique du gothique méridional catalan.