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POP | Plateforme ouverte du patrimoineChapelle Saint-Jean-Baptiste de la Perroche
Chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Perroche






Référence de la notice
PA00104670
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
27 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Chapelle Saint-Jean-Baptiste de la Perroche
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
chapelle
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Charente-Maritime (17) ; Dolus-d'Oléron
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Poitou-Charentes
Références cadastrales
CI 17
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Auteur de l'édifice
Description historique
Le prieuré fut fondé sous le vocable de Saint-Médard à la fin du 11e siècle ou au début du 12e par les chanoines réguliers de Saint-Augustin de l'abbaye de la Chancelade, et relevait de l'abbaye de Sablonceaux. Au 17e siècle, le prieuré est sous le régime de la commende et occupé par un fermier. A cette date, la chapelle n'a déjà plus sa voûte de pierre. En 1742, le prieuré est uni à l'abbaye de Sablonceaux. Les bâtiments du prieuré ont été modifiés et aménagés dans les années 1930 dans un style "balnéaire" tandis que la chapelle a gardé ses volumes et son aspect romans. Les murs latéraux sont rythmés de quatre arcades aveugles en arc brisé entre des contreforts plats. Le mur oriental plat est percé d'une grande baie moulurée en arc brisé, de la fin du Moyen Age, ayant remplacé la baie romane. La façade occidentale était autrefois surmontée d'un campanile qui a disparu. A son angle sud-ouest, un gros contrefort percé de meurtrières, contient l'escalier qui y menait. A l'intérieur, deux longues travées sont voûtées en arc brisé. La voûte est aujourd'hui en béton, mais le départ de l'ancienne voûte en pierre apparaît nettement. Dans la première travée de la nef, au nord, s'ouvre une porte basse donnant sur le cloître reconstruit à son emplacement ancien. Sur deux murs sont peintes des fresques à la manière romane, représentant des scènes de l'Apocalypse et de la vie de saint Jean-Baptiste, réalisées dans les années 1950 par M. Antheaume, élève des Beaux-Arts de Paris. La rareté des édifices médiévaux sur l'île d'Oléron renforce l'intérêt de cette chapelle.