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POP | Plateforme ouverte du patrimoineMoulins pendus dits péage fortifié
Moulins pendus dits péage fortifié



Référence de la notice
PA00109020
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
22 novembre 1993
Date de dernière modification de la notice
15 décembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Moulins pendus dits péage fortifié
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
moulin ; bureau d'octroi
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Pays de la Loire ; Maine-et-Loire (49) ; Champtoceaux
Références cadastrales
AB 40
Nom du cours d'eau traversant ou bordant l'édifice
Loire (la rive gauche de la)
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Effectuées en 1998 sur les pilotis, les analyses dendrochronologiques ont permis de dater les bois de construction des années 1384-1385, la culée sud devant être probablement du 13e siècle. Considérés à tort comme un péage fortifié, ces anciens moulins seigneuriaux ont pu être identifiés par deux plans du 18e siècle. Ils étaient à roues pendantes. Leur maçonnerie de granite, disposée perpendiculairement au fil de l'eau, comprend trois piles à avant-becs, dont l'une au sud formant culée, et deux larges voies d'eau dans lesquelles tournaient les roues, réglables sur le niveau de l'eau. A l'étage, subsistent les vestiges du bâtiment des meules et les mécanismes de levage des roues. A la fin du 17e siècle, déjà, ils étaient ruinés et, en 1788, servirent de carrière de pierre. En période d'étiage, les eaux étaient guidées vers les moulins par une turcie - un duit - ouvrage en bois et pierre aujourd'hui détruit, qui devait s'avancer en Loire, sur quelques centaines de mètres. Un pertuis pratiqué dans cet ouvrage laissait le passage aux bateaux pour la perception des droits de péage.