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POP | Plateforme ouverte du patrimoineRelais des Postes Royales (maison dite Le Petit Louvre)
Relais des Postes Royales (maison dite Le Petit Louvre)






Référence de la notice
PA00117540
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
3 décembre 1993
Date de dernière modification de la notice
15 décembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Relais des Postes Royales (maison dite Le Petit Louvre)
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
relais de poste ; maison
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Loire (42) ; La Pacaudière ; 44 place du Petit Louvre ; place de la Bascule (ancienne)
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Rhône-Alpes
Adresse de l'édifice
Petit-Louvre (place du) 44 ; Bascule (place de la) (ancienne)
Références cadastrales
2020 AB 266, 267 ; 2023 AB 266, 267
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Ce bâtiment, bien qu'assez mal documenté est intimement lié à l'histoire des chevaucheurs et maîtres de postes car il se situe au bord de la route royale menant à Paris depuis Lyon en passant par Moulins. Cette route est l'une des routes cartographiées dans le cadre de la mise en place des chevaucheurs puis de la poste royale, la carte la plus ancienne trouvée où apparaît La Pacaudière date de 1632. Les dendrochronologies effectuées par Jean-Louis Taupin (ACMH), lors des dernières restaurations, indiquent un abattage des bois de charpente vers 1511. La construction peut donc se situer juste après la mise en place par Louis XI et Charles VIII de la première poste. Cette période, ne correspond pas à une construction réalisée par le Connétable de Bourbon comme le voudrait la légende mais elle ressemble plus à une construction fonctionnelle liée à la poste dite « assise ». Les stations étaient nécessaires toutes les quatre lieux, où un maître de poste était tenu de procurer gîte, couvert et surtout montures fraîches aux chevaucheurs. Le maître de poste avait droit à certains privilèges comme exemption de la taille, des corvées et ses enfants n'étaient pas soumis au service militaire. Les auberges qui les abritaient pouvaient avoir des tailles différentes, petites et isolées ou grandes en plein bourg comme celle installée au Petit Louvre. Une chapelle s'y trouvait, c'est dire l'importance de cette halte pour les personnages de marque et tout chrétien devant faire sa prière. Sur le plan ancien du XVIIe siècle, on repère cette chapelle, les écuries et il est à souligner l'importance du nombre de chambres. Le Petit Louvre est couvert de graffitis dont les dates portées se situent pour l'essentiel sous le règne de François 1er, peut-être ont-ils été recouverts par la suite ? Ils n'ont jamais été étudiés et la seule identité quasi certaine est celle de Jacques Arcadelt, musicien qui effectua un voyage en France entre 1546 et 1547 et qui y marqua son passage au Petit Louvre par sa signature dans l'escalier. Les graffeurs sont d'origines diverses et cosmopolites.