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Église paroissiale Saint-Sébastien

Référence de la notice
PA12000081
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
29 juin 2023
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Église paroissiale Saint-Sébastien
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aveyron (12) ; Bournazel
Références cadastrales
2023 B 699
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'église paroissiale Saint-Sébastien a été reconstruite entre 1740 et 1749 - date portée sur le porche d'entrée avec le nom du maçon M. CADRIEV - à l'emplacement d'une église plus ancienne. La première mention d'une église sur ce site remonte à 819 lors de sa donation à l'abbaye de Conques. Le bâtiment est reconstruit à la fin du XVe siècle. Une sentence de 1418 réglemente les droits des consuls et de la communauté vis-à-vis des seigneurs de Bournazel : les habitants doivent obtenir l'accord du seigneur pour construire l'église ; le seigneur et ses descendants pourront pénétrer à leur guise dans l'édifice depuis le château par un accès privé.
La visite pastorale de l'évêque Jean-d'Ize de Saléon du 31 juillet 1739 constate que le sanctuaire menace une prompte ruine étant crevassé de toutes parts de même que la sacristie. Les quatre chapelles - côté sud, celle du seigneur de Bournazel et celle du Rosaire, côté nord celles de Saint-Jean et de Saint-Michel - sont dépourvues d'or. En 1740, la décision de réparer l'église est finalement prise par crainte de l'effondrement du clocher. Les frais de construction du chœur, du clocher et de la sacristie devaient être à la charge du prieur et ceux de la nef aux villageois.
L'état alarmant de la nef et de la sacristie contraint la communauté à entreprendre une reconstruire complète de l'édifice. Ramond, parfois orthographié Romond, ingénieur des ponts et chaussées de la généralité de Montauban, dresse les plans et les devis pour le nouveau bâtiment.
Un différend éclate entre les villageois et le prieur qui refuse de payer sa part des travaux. Les consuls portent le différent devant le Sénéchal du Rouergue. Un accord est signé le 22 janvier 1746 entre le syndic Pierre Fournol et le prieur de Bournazel, chanoine de Conques, Jean-Louis Dufau. Le seigneur de Bournazel, également seigneur de l'église, conserve un accès privé depuis le château voisin ; il semble cependant qu'il n'ait pas participé financièrement à la reconstruction. En 1747, les fondations sont creusées.
Peu de données sont conservées sur Ramond car il a été formé avant la création du service des Ponts et Chaussées. Dans les années 1730, des plans sont signés par un Jean Romond arpenteur pour la maîtrise des Eaux et Forêts de Paris ; il s'agit peut-être de la même personne. Il est l'auteur en 1746 du lavoir de L'Ayrolle à Millau (MHC 1931), des dessins du maître-autel de l'église Saint-Jacques à Montauban (inscrit au titre des objets), de deux projets à Montauban, du suivi de travaux d'entretien pour des rivières notamment le Lot. Il apparait dans l'état annuel des ingénieurs des Ponts et Chaussées de 1754 (le plus ancien état conservé) comme ingénieur vétéran parti à la retraite le 10 décembre 1753.
La charpente du clocher a été refaite et surélevée vers 1900 par Sylvain Landrès, architecte à Rodez. Des baies en plein cintre ont été alors percées pour éclairer les chapelles latérales.