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Plateforme ouverte du patrimoine

Monument aux morts

Désignation

Dénomination de l'édifice

Monument aux morts

Titre courant

Monument aux morts

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Cantal (15) ; Saint-Paul-des-Landes

Précision sur la localisation

Anciennement région de : Auvergne

Références cadastrales

2019 AK 1

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

1ère moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1934

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Le traité de gré à gré permet de saisir les contours de la conception du monument, qui comprend tant l'établissement d'une plate-forme avec dallages et banquettes gazonnées, toujours existantes, que le monument proprement dit « comportant une colonne édifiée sur un socle et sur laquelle se détachent en bas-relief une figure tenant une palme ». Onze bornes en grès de Saverne ont été ajoutées au projet initial disparues aujourd'hui. Les noms des morts sont gravés à l'arrière de la colonne. Il est tout d'abord intéressant de constater que l'on a affaire pour une fois à un matériau exogène et lointain, le grès de Saverne. Est-ce un hasard si la pierre provient d'une province reconquise, l'Alsace ? On est en droit de se poser la question. L'iconographie de ce monument fait apparaître la France victorieuse sous la forme d'une femme offrant une palme aux soldats tombés au champ d'honneur. Elle est représentée de manière stylisée, agenouillée, de profil et déployant les mains, telle une déesse égyptienne. Sa robe légèrement plissée et retenue à la taille par une ceinture, son attitude quelque peu hiératique, son apparition sur un fond de lauriers taillés dans la masse en bas-relief, tout concourt à ancrer cette effigie dans un certain archaïsme s'inscrivant parfaitement dans la forme épurée et cylindrique de la colonne. Cette simplification des formes s'apparente largement au mouvement art déco de l'Entre-deux guerres. Le conseil municipal est conquis par « l'originalité, la sobriété et la noblesse de son inspiration et de son exécution ». Il avait déjà pu approcher la manière des deux artistes lors de l'érection du monument à Paul Doumer pour lequel il avait voté un crédit. L'architecte Georges Labro (1887-1981), enfant du pays, s'attire aussitôt les faveurs de la municipalité d'autant qu'il est grand prix de Rome. Armand Martial, le sculpteur (1884 - 1960), est un élève de Coutan et de Barrias, deuxième second grand prix de sculpture en 1912, grand prix en 1913. Il obtint toute sa vie d'importantes commandes officielles : monument aux morts du Xe arrondissement de Paris (1924), monument du président Doumer à Aurillac en 1936, monument aux députés morts pour la patrie (Assemblée nationale, 1948), monument au Dixmude à Pierrefeu-du-Var. Il fut professeur de l'École du soir de 1929 à 1954. Ces deux artistes avaient déjà collaboré pour l'érection du monument à Paul Doumer à Aurillac et à l'aérogare du Bourget (inscrit au titre des monuments historiques en 1994). Désirant protéger leurs droits, ils interdisent la libre reproduction et diffusion sous quelque forme que ce soit de leur création.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

2019/03/13 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

Le monument aux morts, avec son escalier, sa plate-forme, son talus et ses banquettes végétales, situés entre la route d'Aurillac et la rue des écoles (cad. AK 1) : inscription par arrêté du 13 mars 2019

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété de la commune

Références documentaires

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier de protection