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POP | Plateforme ouverte du patrimoinePhare de Chauveau
Phare de Chauveau


Référence de la notice
PA17000088
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
28 juin 2012
Date de dernière modification de la notice
19 décembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Phare de Chauveau
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
phare
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Charente-Maritime (17) ; Rivedoux-Plage
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Poitou-Charentes
Références cadastrales
domaine public maritime, non cadastré
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1842
Description historique
L'importance du trafic lié au port de La Rochelle et la dangerosité des rochers de Chauveau et de Lavardin ont conduit la commission des phares de 1825 à préconiser la construction de tourelles pour signaler ces écueils. Une simple balise est d'abord posée à Lavardin. Après plusieurs proposés par l'architecte Garnier et supervisés par l'ingénieur Potel, la commission opte pour la construction conjointe d'une tourelle sur le rocher de Lavardin (1841) et d'une tour gardiennée aux rochers du Chauveau. Le feu est allumé le 1er mars 1842. En 1872, un faisceau rouge de 30° de distance angulaire équipe le phare. En 1906, un feu fixe blanc est installé, composé d'une optique de 0,50m de focale et d'une lentille directionnelle de 0,1875m de focale. En 1935 est installé un feu à occultations (2+1), toutes les deux secondes à deux secteurs blancs et rouge. Le phare est automatisé en 1968 avec la mise en place d'un aérogénérateur. Le phare est une tour trompette de 27,30m au-dessus de la mer. Le plateau sur lequel il se dresse est protégé du large par le pertuis et peut être accessible lors des grandes marées. Son couronnement est constitué d'un astragale, d'une gorge elliptique, d'un larmier et d'une cimaise. Initialement prévue pour être pleine et porter un fanal, la tour va être gardiennée. Elle comprend cinq pièces successivement séparées par des calottes en pierre de taille. L'accès d'une pièce à l'autre se fait au moyen d'une échelle de meunier disposée dans un segment cylindrique et appliquée contre le mur de la tour. L'ameublement s'adapte à la forme circulaire de la tour. Le phare de Chauveau reprend un modèle inspiré des Britanniques et mis en oeuvre par Léonce Reynaud au phare des Héaux à Bréhat (1837), considéré comme le modèle parfait.