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POP | Plateforme ouverte du patrimoineMaison dite « des Saints »
Maison dite « des Saints »


Référence de la notice
PA23000033
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
27 avril 2026
Date de dernière modification de la notice
27 avril 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Maison dite « des Saints »
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
maison
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Creuse (23) ; Évaux-les-Bains ; 12 rue des Écoles
Adresse de l'édifice
Écoles (rue-des) 12
Références cadastrales
2025 AB 168
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La maison des Saints est située au cœur du bourg, au sud de l'église Saint-Pierre. Elle est achetée en 1862 par l'abbé Anselme Simonet (né à Évaux-les-Bains en 1810) alors vicaire du chœur du chapitre de Notre-Dame de Paris. À cette époque Note-Dame de Paris est en plein travaux de restauration par E. Viollet-le-Duc. L'abbé Simonet fait agrandir la maison et et fait installer les statues récupérées sur le chantier parisien (le personnel ecclésiastique avait à sa disposition les objets voués à la destruction). Il revend la maison en 1881 et meurt à Paris en 1887.
La façade sur rue est traitée de façon relativement simple mais se distingue néanmoins par la présence d'une statue reposant sur une colonne engagée et une sorte de tourelle en encorbellement dans l'angle sud-est. Le pignon dégagé de la façade forme une sorte de fronton triangulaire.
La façade arrière, sur jardin, présente seulement deux niveaux d'élévation (3 côté rue). Son traitement diffère radicalement par le traitement des baies, d'une part : emploi de la brique, croisées, au rez-de-chaussée, surmontées d'arcs brisés et fenêtres en arc brisés au second niveau, et d'autre part la présence d'un nombre important de sculptures installées dans des niches ou directement appliquées sur le mur. Ce dernier est couvert d'un enduit agrémenté de gravier gris-blanc. Le pignon, couvert d'un avant-toit imposant dont les sous-faces portent un décor, est surmonté d'une sorte de campanile en brique abritant une statue.
On dénombre 53 moulages en plâtre (27 au rez-de-chaussée et 26 à l'étage, 3 disparues), 3 sculptures en pierre et une dizaine de dais et consoles de matériaux divers. Damien Berné, conservateur des sculptures au musée de Cluny a analysé cette façade, et retrouvé et identifié la provenance de la plupart d'entre elles.