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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncien château (dit castellas) et demeure seigneuriale
Ancien château (dit castellas) et demeure seigneuriale






Référence de la notice
PA30000075
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 mars 2010
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancien château (dit castellas) et demeure seigneuriale
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
château ; demeure
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Vissec
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
A 181 à 184, 200, 201
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La famille de Vissec est mentionnée dès la fin du 10e siècle. La première mention du castrum date de 1281 et comprenait une église. Au 16e siècle, une partie de la baronnie (causse de Blandas et Campestre) reste fidèle à la religion catholique tandis que la partie la plus importante en rive gauche de l'Arre, adopte les théories de Calvin. Le 27 août 1628, le duc de Rohan ordonne de raser le château. Christophe de Montfaucon, baron de Vissec, fait construire ou réaménager une nouvelle résidence non loin de là. La construction a conservé une grande partie du second oeuvre : porte d'entrée en bois avec marteau daté de 1698 ; porte de communication intérieure à panneaux carrés ou losangés ; grande cheminée moulurée en stuc ; plafonds à la française ; traces de peintures murales et d'inscription. La demeure a dû être construite sur un bâti préexistant dont il reste quelques assises sur le pignon nord. Elle comprenait une travée de chaque côté de la travée centrale et une petite maison rurale située au sud a été annexée. Le portail rectangulaire est souligné par des moulures simulant des chapiteaux doriques. La structure intérieure est encore en place avec un large escalier rampe sur rampe et une enfilade de pièces. A l'étage, le salon conserve des panneaux historiés (paysages avec église, barque, maison) séparés par des guirlandes de fruits. A la Révolution, le domaine est pillé et vendu comme bien national.