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Batterie d’artillerie côtière






Référence de la notice
PA50000106
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
3 mars 2025
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Batterie d’artillerie côtière
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
ouvrage fortifié
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Normandie ; Manche (50) ; Azeville ; Les Campagnettes ; La Pièce Neuve
Lieu-dit
Les Campagnettes ; La Pièce Neuve
Références cadastrales
2024 A 167, 168, 169, 171, 238, 239, 240, 241, 242, 243, 280, 281
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1942 ; 1943 ; 1944
Description historique
La batterie d'Azeville est établie sur le plateau à l'est du village (alt. 32m). Organisée de part et d'autre de la route, elle tire de cette position une relative discrétion. Quatre grosses casemates, de type R650 et numérotées Bauwerke 344 à 347, ont été établies selon un axe nord sud, en remplacement d'encuvements à ciel ouvert. Les deux unités situées au sud de la route (B344 et 345) ont été construites dès 1942, tandis que celles au nord (B346 347) le furent dans l'urgence durant l'hiver 1943 1944.
Le R650 associe une chambre de tir pour canon de 10,5 sur affût fixe à deux soutes pour obus et gargousses et à une chambre pour les servants. L'ensemble est protégé par des sas à meurtrière et défendu par un tobrouk compris dans le massif bétonné. Les unités aux extrémités de la ligne ont en outre été coiffée d'un poste de D.C.A. (3,7cm Flak 36), l'un simplement taluté (B344), l'autre maçon né, peut être de type L2 (B347).
Le site était parcouru par un réseau de galeries couvertes de tôles qui desservaient une série d'ouvrages (baraquement, abris, puits, soutes et niches à munitions, tobrouk, poste de tir, poste pour MG), depuis la casemate du sud (B344) jusqu'à un poste pour mitrailleuse au nord. Trois tranchées non bétonnées reliaient cet axe aux casemates et à deux galeries non bétonnées parallèles. La seconde desservait, du nord au sud, un poste de mitrailleuse, un encuvement pour pièce de D.C.A, un grand abri à deux salles et tobrouks, puis divers magasins à munitions jusqu'à la casemate 345. Le site était ceinturé de tranchées au sud et à l'ouest avec poste de tir ou d'observation (guérite). Enfin, la batterie disposait d'un poste de direction de tir éloigné, placé en marge de la batterie voisine de Crisbecq (rattaché à ce site).
Au total, 31 éléments ont été repérés sur ce site.
Au moment du débarquement, une batterie de campagne, constituée de canons de 155, était positionnée à l'autre extrémité du village, à l'ouest. Ses pièces auraient alors joué un rôle également important, un rapport français d'après guerre lui attribuant même le rôle majeur.