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POP | Plateforme ouverte du patrimoineBatterie d’artillerie côtière d’Auderville-Laye
Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-Laye






Référence de la notice
PA50000113
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
3 mars 2025
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-Laye
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
ouvrage fortifié
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Normandie ; Manche (50) ; La Hague
Références cadastrales
2024 B01 122, 123, 141, 143, 144, 145, 146
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1942 ; 1943
Description historique
Fin 1942 ou début 1943, deux puissants canons de marine (203 mm; 36 km de portée) positionnés à Barneville Carteret sont acheminées par rail sur une partie du trajet menant à Auderville Laye dans la Hague. Sur place, deux larges plateformes équipées d'un chemin de roulement circulaire ont déjà été construites afin de les a ccueillir. De la sorte, il devient possible de faire pivoter les deux pièces sur 360 degrés. Les susdites plateformes sont placées au centre d'une sorte de vaste encuvement constitué d'un talus bétonné et dans lequel on trouve dans chacun d'eux deux soutes d'appoint ainsi qu'un abri de type Vf2a pour le personnel. Les Allemands ont camouflé l'encuvement le plus à l'Est avec un revêtement extérieur tout à fait remarquable (et rare) composé d'un mélange de paille, d'amiante, de caoutchouc en poudre et de cime nt (appelé Asbest) et que l'on retrouve sur certains ouvrages de la batterie H.K.B. 4./706 "Stahl " à Auderville la Roche. A l'extérieur des positions de tir à proprement parler, quatre soutes à munitions de type Vf7b sont construites auxquelles s'ajoutent trois Regelbau 502 pour le cantonnement de la troupe (un aurait servi d'infirmerie) et un abri pour les transmissions (Sonderkonstruktion). La batterie est par ailleurs protégée par deux obusiers de 155 mm et par deux canons de Flak ainsi que par quelques Tobrouks. Elle se trouve rattachée à la H.K.A.R.1262 en Décembre 1943 dont elle devient la troisième batterie. C'est alors quelle est officiellement numérotée Stützpunkt 356. Le 28 Juin 1944, la batterie d'Auderville Laye est attaquée par des formations d e bombardiers et de chasseurs bombardiers américains. Les pièces sont mises hors d'état de nuire à la suite de ces frappes aériennes. Nul besoin de préciser combien les deux encuvements à ciel ouvert se révèlent vulnérables dans ces circonstances. Le 1er Juillet 1944, la garnison se rend aux troupes américaines qui investissent inexorablement les dernières positions de la Hague encore aux mains de l'armée allemande.
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