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POP | Plateforme ouverte du patrimoineBatterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche
Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche






Référence de la notice
PA50000123
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
5 mars 2025
Date de dernière modification de la notice
4 mars 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
ouvrage fortifié
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Normandie ; Manche (50) ; La Hague
Références cadastrales
2024 020 A 02 290, 296, 297, 298, 299, 377, 378, 379, 380, 381, 383, 384, 397
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1942 ; 1943 ; 1944
Description historique
La batterie H.K.B. 4./706 « Stahl » a été implantée en mai 1942 à Auderville-la-Roche au nord-ouest de la pointe de la Hague. Elle était à l'origine équipée de six canons français installés dans des encuvements à ciel ouvert et desservis par de nombreuses soutes à munitions de type Regelbau 134 ou Vf7a, tandis que les baraquements ont disparu après la guerre.
A partir de l'été 1943, le site est reconfiguré avec la construction d'un poste de direction de tir ou Leitstand de type Regelbau 636, de plusieurs abris destinés au casernement de la troupe (deux abris type 621, trois du type 622 dont un est absent dans cet inventaire) ainsi que de nombreux baraquements faits de bois et de briques aujourd'hui disparus. Plusieurs pièces de Flak viennent renforcer la défense anti-aérienne. En décembre 1943, la H.K.B. 4./706 est renommée H.K.B. 1./1262. En mars 1944, la construction de quatre casemates de type Regelbau 679 est engagée mais ne sera pas achevée. Intégrée dans un vaste dispositif de défense (Stützpunkt 351), la batterie fait l'objet d'un bombardement massif de la part de l'aviation américaine le 29 juin 1944, ceci afin d'accélérer la conquête de l'extrémité nord-ouest de la presqu'île du Cotentin. D'importants combats sont menés avant la prise de la pointe de la Hague par les Américains, le 1er Juillet 1944.
Le poste de direction de tir était équipé d'un important dispositif technique : outre un tobrouk de protection rapprochée, une cuve supérieure était destinée à abriter un télémètre et une autre, placée à l'avant, un radar de recherche marine de type Seetakt FuMO2 alimenté en énergie par un groupe électrogène installé dans un abri usine situé à proximité.
Certains ouvrages (dont le PDT) sont camouflés avec un revêtement extérieur rare et tout à fait remarquable, composé d'un mélange de paille, d'amiante, de caoutchouc en poudre et de ciment (appelé Asbest).
Le site compte 24 éléments au total.