Mont calvaire
Chemin de croix de Benoite-Vaux
Grand Est ; Meuse (55) ; Rambluzin-et-Benoite-Vaux
Anciennement région de : Lorraine
ZH 28 ; D 36
4e quart 19e siècle
1890
Conçu dès 1889 par le sculpteur Henri, Michel, Antoine Chapu (1833-1891) , le chemin de croix de Benoîte-Vaux a été réalisé de 1890 à 1895 pour l'essentiel par un des sculpteurs de son atelier, le Meusien Désiré Fosse, de Nantillois (1862-1913). Inspiré pas l'aspect des alignements mégalithiques bretons, Chapu imagina une série de monolithes de 3, 20 m de hauteur, en calcaire d'Euville, en partie haute desquels il sculpterait des bas-reliefs à personnages d'une hauteur moyenne de 0, 84 m. Dès 1890, les monolithes étaient érigés l'un après l'autre le long du chemin du Calvaire. Dans son atelier parisien de la rue Oudinot, Chapu avait déjà dessiné les sujets de treize stations et presque achevé la maquette de la première quant il mourut le 22 avril 1891. L'exécution de l'oeuvre fut alors confiée à Désiré Fosse. Médaillé de troisième classe en 1890, l'artiste, qui avait été élève d'Alexandre Falguière, rentrait tout juste d'Italie, où il avait bénéficié d'une bourse de voyage. Les travaux ayant été achevés en 1895, le chemin de croix fut solennellement bénit le 26 septembre de la même année, en présence de 12 000 pélerins. Quatorze donateurs s'étaient associés à cette entreprise, dont le comte de Nettancourt, les villes de Paris et de Verdun. Un autoportrait sculpté de Désiré Fosse figure en bas et à gauche du bas-relief de la treizième station.
Sculpture
Inscrit MH
1998/12/11 : inscrit MH
Le chemin de croix en totalité (cad. ZH 28, lieudit Devant la Vierge ; D 36, lieudit Derrière le Couvent) : inscription par arrêté du 11 décembre 1998
Arrêté
À signaler
Propriété d'une association
1998
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1998
Dossier de protection