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Maison personnelle de Georges Adilon

Désignation

Dénomination de l'édifice

Maison

Titre courant

Maison personnelle de Georges Adilon

Localisation

Localisation

Auvergne-Rhône-Alpes ; Rhône (69) ; Brindas ; 155 chemin des Broussatières

Précision sur la localisation

Ancienne région de : Rhône-Alpes

Adresse de l'édifice

Broussatières (chemin des) 155

Références cadastrales

2019 AE 63, 66

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 20e siècle

Année(s) de(s) campagne(s) de construction

1958 ; 1970

Auteur de l'édifice

Description historique

Adilon est d'abord peintre, diplômé de l'école des beaux-arts de Lyon en 1949. En 1958, il s'installe dans les unités d'habitation de Bron-Parilly construites par René Gagès, Franck Grimal et Pierre Bourdeix, dont il apprécie l'architecture. En 1960, le couple Adilon décide de s'installer dans une maison à Brindas. Le projet est confié dans un premier temps à Jean Prouvé : ses maisons préfabriquées et leur caractère modulable intéressent particulièrement Georges Adilon. Finalement les démarches entreprises échouent et la prime à la construction espérée n'est pas obtenue par le couple. Il fait le choix de l'autoconstruction avec l'aide d'amis maçons dans une démarche qui n'est pas sans lien avec ses activités artistiques. Une première maison est élevée entre 1960 et 1962 sur un terrain en pente en bordure de l'Yzeron. Devenue trop petite, elle est agrandie entre 1968 et 1970.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Cette maison matérialise une partie des thèmes chers au plasticien et ouvre la voie à des solutions esthétiques et architecturales nouvelles : l'emploi de la forme ovoïdale, le dialogue récurrent entre lignes arrondies et lignes droites (dans le dessin des baies, celui du plan ou du mobilier), l'attention portée à l'orientation des pièces en fonction de la lumière naturelle, de l'heure et du paysage, ou encore l'usage d'un décor intégré. L'édifice a bénéficié d'un vif succès auprès des amis et voisins de la famille au point que Georges Adilon réalisa par la suite, plus d'une quinzaine d'autres maisons. Un premier volume est construit entre 1960 et 1962 dans le vallon de l'Yzeron. Il est constitué d'un rez-de-chaussée et d'un étage de soubassement visible uniquement depuis le nord. Le bâtiment dialogue avec la nature, et témoigne d'un travail poussé sur la présence de la lumière en adéquation avec le site. Entre 1968 et 1970, un second volume est construit à l'ouest. Des puits de lumière sont créés pour apporter l'éclairage au niveau inférieur. La maison abrite la famille, le bureau où Adilon recevait sa clientèle, son atelier et celui de sa femme qui réalisait des œuvres textiles. L'entrée du bureau est très inspirée de l'architecture japonaise. Des citronniers accueillent dans un vestibule le client. Des formes ovoïdes, qui deviennent un trait caractéristique de son travail, sont présentes. Cette première maison est publiée dans des revues spécialisées. La connaissance du travail d'Adilon dans le domaine de l'architecture se répand dans un milieu de connaisseurs et devient une activité à part entière, menant à la construction de vingt-deux maisons jusqu'à la fin des années quatre vingt. Le maire de Brindas étant favorable, la commune favorise la délivrance des permis et Brindas accueille huit maisons dues à Adilon. L'artiste travaille essentiellement dans le Rhône mais également dans la Loire, la Drôme et l'Isère. A chaque fois, dans un dialogue avec les commanditaires, Adilon conçoit la maison au plus près des attentes et des besoins des futurs habitants, son système d'autoconstruction permettant de moduler les espaces et de dimensionner les pièces en fonction du nombre d'occupants, dans un type d'architecture organique et avec une inscription dans le paysage et la topographie du terrain. Il est également l'architecte des Maristes, sur les sites de Fourvière et de La Verpillière dans l'Isère. Il construit ex nihilo une partie des bâtiments ou les intègre auprès de constructions plus anciennes, créant une confrontation entre les élévations ordonnancées et les volumes qu'il conçoit.

Protection et label

Nature de la protection de l'édifice

Inscrit MH

Date et niveau de protection de l'édifice

2019/03/13 : inscrit MH

Précision sur la protection de l'édifice

La maison personnelle de Georges Adilon, son pigeonnier et leurs sols d'assises, situés 155 chemin des Broussatières (cad. AE 63, 66) : inscription par arrêté du 13 mars 2019

Nature de l'acte de protection

Arrêté

Intérêt de l'édifice

À signaler

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée

Références documentaires

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier de protection

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