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Collège Mongré

Référence de la notice
PA69000073
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
17 mars 2020
Date de dernière modification de la notice
9 avril 2026
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Collège Mongré
Appellation d'usage
Etablissement scolaire Notre-Dame-de-Mongré
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
collège
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Rhône (69) ; Villefranche-sur-Saône ; 276 avenue Saint-Exupéry
Adresse de l'édifice
Saint-Exupéry (avenue) 276
Références cadastrales
2019 AK 10
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Le domaine de Mongré dans sa plus grande ampleur est constitué par la famille Bottu de la Barmondière, quelques dizaines d'années avant la Révolution. Suite aux heurts de la Révolution, la dernière héritière est la comtesse Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière, chanoinesse au chapitre noble de Joursay-en-Forez. Elle s'installe à Lyon après la Révolution et s'investit dans des œuvres de charité, notamment auprès des jésuites, sous le joug d'une interdiction d'enseigner en France. Quelques mois avant son décès en 1842, elle vend le cœur du domaine de Mongré et son château aux jésuites lyonnais, en leur confiant son désir d'installer une œuvre d'éducation sur ces terres. Ce n'est qu'après le vote de la loi Falloux en 1849 et l'autorisation de l'enseignement confessionnel que les jésuites peuvent envisager d'accéder aux dernières volontés de la comtesse. C'est ainsi qu'en 1852 les premières dispositions sont prises pour assurer la fondation du collège, avec le choix de l'architecte lyonnais Louis Bresson (1817-1893). Le chantier s'organise au cours de trois principales phases de construction. Le quadrilatère est construit entre 1853 et 1856 mais le chantier subit un premier coup d'arrêt en raison du manque de ressources financières des jésuites. La chapelle Notre-Dame (espace principal de culte) et ses aménagements, prévus dès les années 1850 dans le projet de l'architecte, sont réalisés entre 1863 et 1865 pour le gros œuvre, et de 1865 à 1868 pour les aménagements intérieurs et les décors. La dernière phase de travaux correspond à la construction de l'annexe et l'aménagement de la chapelle des pères (actuelle chapelle Saint-Ignace) entre 1890 et 1894.