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POP | Plateforme ouverte du patrimoineVillage d’art préludien de Chomo
Village d’art préludien de Chomo

Référence de la notice
PA77000045
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
19 mai 2026
Date de dernière modification de la notice
19 mai 2026
Mentions légales
© Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Village d’art préludien de Chomo
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
lieu d'exposition
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Seine-et-Marne (77) ; Achères-la-Forêt
Références cadastrales
2026 A 261, 262, 266
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Auteur de l'édifice
Description historique
Roger Chomeaux, dit " Chomo ", est né le 28 janvier 1907 à Berlaimont, un petit village du Nord de la France, dans une famille très modeste. Initié au spiritisme par sa tante et depuis toujours passionné de dessin, de poésie et de modelage, il obtient sans grande conviction son certificat d'études et se fait inscrire à l'école des Beaux-Arts de Valenciennes (académie de sculpture), puis aux Beaux-Arts de Paris où il gagne plusieurs prix. Marié et bientôt père de famille, il travaille comme décorateur de tapis quand survient la guerre. Déporté en Pologne, il simulera la surdité pour obtenir un rapatriement sanitaire.
De retour en France, il essaye d'abord de petits métiers, puis préfère se retirer, seul, en pleine forêt de Fontainebleau, sur un terrain acheté par sa femme pendant l'Occupation. C'est là qu'il va vivre, dans le dénuement matériel le plus complet, et œuvrer durant plus de quarante ans, bénéficiant, comme tous les ermites, d'une liberté totale.
D'abord, forcé de se fournir sur place en matériaux et d'explorer les sous-bois et les décharges publiques, il développe la technique du " bois brûlé ", puis celle des plastiques fondus, apprend à travailler le grillage et à utiliser les variétés de sable de la forêt. Pour abriter ses œuvres, de plus en plus nombreuses, il doit construire des bâtiments : avec des arbres morts, des pierres, du grillage, du staff et des bouteilles, il crée ainsi l' "Eglise des Pauvres ", le " Sanctuaire des Bois Brûlés " et le " Refuge ", appelé aussi à l'origine le " Remorqueur Réfrigéré ". Les premiers visiteurs commencent à se manifester : c'est la naissance du Village d'Art Préludien.
En 1960, à la galerie Jean Camion, à Paris, rue des Beaux-Arts, il fait sa première et unique exposition. Une manifestation spectaculaire, accompagnée d'une musique de sa composition, qui avait attiré l'attention d'André Breton et des derniers surréalistes.