Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineGrange de la ferme d'Hérivaux
Grange de la ferme d'Hérivaux






Référence de la notice
PA95000003
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
13 mars 2001
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
(c) Monuments historiques. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Grange de la ferme d'Hérivaux
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
grange aux dîmes
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Val-d'Oise (95) ; Luzarches
Références cadastrales
E 38
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
en écart
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Siècle de campagne secondaire de construction
1er quart 13e siècle
Description historique
La grange dimière de la ferme d'Hérivaux est située aux abords immédiats de l'ancienne abbaye d'Hérivaux (ISMH 2/11/26). Un ermitage fut fondé en ce lieu en 1130, par Ascelin, seigneur de Marly-la-ville. Il fut érigé en abbaye en 1160 par Maurice de Sully, évêque de Paris, qui donna aux religieux la règle des chanoines de Saint-Augustin. La communauté fut alors rattachée à l'abbaye Saint-Victor dont elle dépendra jusqu'en 1234. En 1188, une bulle du pape Clément III confirme l'existence de l'abbaye. Selon l'abbé Lebeuf, c'est durant cette période (1180-1234) que l'abbaye reçoit la majeure partie des donations qui constitueront son domaine. Le temporel de l'abbaye n'ayant jamais été étudié il est difficile d'en évaluer l'étendue. Cependant, la grange dont la présence est attestée dès 1187 était proportionnée à l'activité agricole du domaine. A titre de comparaison, la grange cistercienne voisine de Vaulerent correspondait à une exploitation de 380 ha. La grange d'Hérivaux est composée de trois vaisseaux de cinq travées, délimités par une double file de hautes arcades en arc brisé ; les ouvertures ne se trouvent pas sur les murs pignons comme c'est le cas pour les granges céréalières mais dans l'axe médian des murs gouttereaux, ce qui l'apparente aux granges destinées à l'élevage, dites agro-pastorales. Dans les bas-côtés des murs diaphragmes destinés à conforter les grandes arcades délimitent des petites pièces dont l'utilisation en étables est mentionnée dans un texte de 1714. Toutefois l'exposition nord-sud du bâtiment correspond à celui des granges céréalières ; on peut donc penser que son utilisation dès l'origine était diversifiée. Les bâtiments de la ferme construits autour de la grange, plusieurs fois incendiés, ne sont pas antérieurs à la fin du 18e siècle. A la révolution, la ferme fut dissociée de l'abbaye et vendue en lot séparé comme bien national.