Atouts majeurs
Situé dans le parc de Bécon dont l’origine remonte au XVIIe siècle.
Peintures : selon les volontés de sa fondatrice la peintre Consuelo Fould, le musée est principalement dédié à l’œuvre du peintre Ferdinand Roybet dont les collections se sont enrichies, au fur et à mesure des années. Ce fonds est régulièrement complété par des compositions de son réseau et d’artistes contemporains ayant vécu entre 1850 et 1930. Ainsi le musée conserve le plus important fonds Roybet mais également l’unique collection d’œuvres de Consuelo Fould, de sa sœur Georges Achille-Fould ou de son amie Juana Romani. Des tableaux d’Antoine Vollon, Théodule Ribot, Jean-Baptiste Chatigny, Adolphe La Lyre sont visibles lors du renouvellement des accrochages ou des expositions temporaires. Le musée possède également de nombreuses peintures d’artistes dont l’histoire ou le parcours sont liés à la ville de Courbevoie comme Albert Gleizes ou Georges de Sonneville.
Arts graphiques : le musée conserve un fonds de dessins et de gravures du XVIIe au XXe siècles ainsi qu’une collection unique de plus de 600 dessins de Ferdinand Roybet. Conjointement, le service documentaire enrichit son fonds par des documents et des ouvrages sur les Expositions universelle. L’histoire de Courbevoie est y abordée par plusieurs collections photographiques, des cartes postales anciennes et des plans ainsi que des documents d’archives. En 2020, le musée Roybet Fould proposait la première exposition consacrée à l’aquarelliste anglais James Roberts (1792-1871) dont le musée conserve dix feuilles exceptionnelles sur des châteaux de Courbevoie.
Sculpture : la sculpture est un art intimement lié à l’histoire de notre établissement. Le prince Georges Stirbey, ancien propriétaire du château de Bécon, est un collectionneur passionné qui fait de nombreuses acquisitions, agrémentant le parc du château et ses nombreuses propriétés. Valérie Simonin, son amie puis épouse, est elle-même sculpteur sous le pseudonyme du Gustave Haller ; elle est notamment l’élève de Roland Mathieu-Meunier (1824-1876).
Le prince et Valérie accueillent le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux, qui passe la fin de sa vie à Courbevoie. Sa fille, Madame Clément-Carpeaux, dépose plusieurs œuvres de son père au musée en souvenir des dernières années de l’artiste.
Le fonds de sculpture du musée témoigne de ces destins croisés et du passé du domaine de Bécon comme haut lieu de culture et de mécénat.
Jeux et jouets : la fondatrice du musée, Consuelo Fould, est également un inventeur, dans le secteur des poupées et de l’habillement (corset). A cet égard, les collections s'enrichissent, au fil des années et des conservateurs, d’un très important fonds de poupées et de jouets anciens. La collection se compose aujourd’hui de poupées, de théâtres miniatures en papier, de petits mobiliers, de dinettes et de jouets… Les objets sont présentés périodiquement dans le cadre d’expositions dossier ou en complément des expositions temporaires.
Histoire napoléonienne : la ville de Courbevoie possède un lien particulier avec l’histoire du Premier Empire. En 1840, la dépouille de Napoléon Ier est, à la demande du roi Louis-Philippe, rapatriée depuis l’île de Sainte-Hélène. Voguant sur les navires « La Belle Poule », « Le Normandie » puis « La Dorade », elle touche pour la première fois le sol français sur les berges de la Seine, à Courbevoie, le 14 décembre. La dépouille de l'Empereur y est veillée toute la nuit par des vétérans de la Grande Armée dans ce qui est appelé « le dernier bivouac ». De nombreuses manifestations célèbrent ce retour, et le musée possède un fonds particulier d’objets témoignant du dernier passage de l’Empereur sur la commune et de la ferveur de ses partisans.