Historique de la collection
Envisagée en 1830 par la Ville lors de la seconde vague de création des musées en France, la création définitive du musée de Valence ne fut effective que le 31 août 1850.
1833 : des collections municipales sont installées dans l'ancien Petit Séminaire ;
1835 : don d'une collection de dessins par Julien-Victor Veyrenc dont une centaine de dessins du peintre Hubert Robert ;
1850 (31 août) : ouverture du musée-bibliothèque. Héritier de la curiosité et philosophie des Lumières, unissant art et histoire, nature et culture, science et technique, il se veut cet espace universel destiné à l’émotion et au plaisir mais aussi source de toutes connaissances pour l’ouvrier comme pour l’étudiant, pour l’amateur et l’érudit comme pour le cercle de famille. Les collections sont pluridisciplinaires ;
1912 : les collections municipales sont installées dans l'ancien évêché de Valence ;
1969 : incendie d'une partie du musée ;
1983 : recrutement d'un conservateur pour le musée et développement d'une politique d'acquisition et de restauration des collections ;
1993 : 1er projet de rénovation du musée ;
2000 : démarrage du projet de rénovation et d'extension ;
2005 : concours de maîtrise d'oeuvre attribué à l'atelier d'architecture parisien Jean-Paul Philippon ;
2007 : Transfert des collections vers les nouvelles réserves ; 2009-2013 : travaux du musée ;
2013 : Retour des collections au musée ; 2013 (13 décembre) : Réouverture.
D'origine encyclopédique, la collection valentinoise se spécialise à partir des années 1990 autour de deux thèmes fondateurs : art et archéologie. La collection ART a été enrichie autour de la question de la nature et du paysage, transversal aux collections, depuis le paysage de ruines avec Antoon Goubau, Pierre Patel, Henry d’Arles, Thomas Blanchet…, jusqu'à la « réinvention » du genre au XIXe siècle avec Corot, Delacroix, George Michel…, mais aussi sa réinterprétation par les artistes modernes et contemporains avec la création d’un ensemble historique autour du paysagisme abstrait avec Jean le Moal, Olivier Debré, Tal Coat, Josef Sima et bien d’autres, mais aussi des oeuvres d’artistes contemporains tels Hamish Fulton, Sophie Calle, Elisabeth Ballet… ; La collection Hubert Robert s’est dans ce cadre considérablement enrichie avec 12 peintures et 4 dessins, devenant ainsi la collection de référence pour l’étude de l’artiste avec des oeuvres qui traversent toutes ses années de travail, de 1756 aux années 1800. Une place a aussi été donnée, grâce à plusieurs acquisitions et dons ou dépôts, aux artistes historiques ou plus jeunes issus ou ayant marqué la Drôme, tels les prix de Rome du XIXe siècle Felix Clément et Joseph-Fortunet Layraud, André Lhote qui avait installé son Académie d’été à Mirmande, ou encore Etienne-Martin. Seul interlocuteur des archéologues amateurs et du Service régional de l’archéologie pendant de nombreuses années, ayant abrité dans ses murs et collaboré pendant de longues années avec le Centre d’Archéologie Préhistorique de Valence (chercheurs associés au CNRS), le musée a vu ses collections archéologiques se développer de manière considérable avec une représentation de la plupart des grands sites drômois, en particulier pour la pré et protohistoire : dons des archéologues amateurs qui ont fait l’histoire de l’archéologie des années 1950-1970 (André Blanc, Michel Vignard ou Arsène Héritier…), mobiliers des fouilles des lignes TGV Méditerranée, et ceux issus des réaménagements urbains valentinois. La collection Art a bénéficié de crédits importants alloués par la ville avec le soutien constant de l’Etat et de la Région dans le cadre du FRAM, ainsi que du Fonds du Patrimoine pour les achats les plus onéreux telle la peinture italienne de Corot (Papigno rives escarpées et boisées), mais aussi grâce à une souscription publique pour le dernier tableau d’Hubert Robert (Embarcadère méditerranéen). En Archéologie, le développement de la collection s'est principalement enrichie de dépôts conventionnés avec l'Etat.