Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinemusée d'art et d'industrie
musée d'art et d'industrie
Identifiant du musée
M1023
Nom de la base
Répertoire des musées de France (Muséofile)
Date de dernière modification de la notice
16 décembre 2025
Mentions légales
Gil Lebois/musée d'Art et Industrie, 2012
Nom du musée
Dénomination officielle du musée
musée d'art et d'industrie
Appellation musée de France
Appellation musée de France
Musée de France, au sens du Code du patrimoine, depuis le 17/09/2003
Date de l’arrêté d’attribution de l’appellation
2003-09-17
Adresse
Rue
2 place Comte
Code postal
42000
Ville
Saint-Etienne
Département
Loire
Région
Auvergne-Rhône-Alpes
Contact
Téléphone
04 77 49 73 00
Contact générique du musée
mai.musee@saint-etienne.fr
Site internet du musée
www.musee-art-industrie.saint-etienne.fr/
Collection
Thématiques principales
Technique et industrie ; Arts décoratifs
Historique de la collection
Les collections sont initiées en 1833 à partir d'un cabinet de curiosité (médailles, tableaux, coquillages et animaux naturalisés), puis d’un ensemble d’armes et rubans visant à instituer un "musée de fabrique" célébrant les industries d'art essentielles à l'essor de la ville. En 1851, l'achat des prestigieuses collections du maréchal Oudinot, justifie l'installation du musée dans le Palais des Arts achevé en 1861. Aidé des plus prestigieux fabricants et soutenu par les ouvriers, Marius Vachon, publiciste d’origine stéphanoise, chargé par le Ministère des Beaux-Arts et de l’Enseignement d’étudier sur le terrain les musées et écoles d’art en France et en Europe, réorganise en 1889, le musée de fabrique en Musée d’Art et d’Industrie. Il conçoit le musée comme une véritable arme économique, à la fois lieu de conservation de collections de rubanerie et d’armurerie de modèles d'art décoratif et de prototypes techniques, afin de développer un lieu de formation et d’émulation pour les industriels stéphanois, dessinateurs de rubans et graveurs d’armes, issus de l’École Régionale des Arts Industriels de Saint-Étienne. Au début du XXe siècle, en dépit du prestigieux legs Ogier, comprenant des collections d’objets d’art, des émaux, des ivoires, des céramiques et du mobilier, le musée connaît de nombreux heurts liés aux transformations et difficultés subies par les industries d’art. Dès 1947 désormais contrôlé, sous l’impulsion d’un nouveau conservateur, Maurice Allemand, le musée oriente ses acquisitions vers l’art moderne et ouvre des départements industriels nouveaux le cycle et la mine. Dans les années 1970, Bernard Ceysson accentue cette politique d‘acquisition en faveur de l’art contemporain, soutenue activement par la fondation Casino. La fin des années 1980 voit le musée d’Art et d’Industrie essaimer sur trois sites, tant les collections et activités se sont développées. Le musée d’Art moderne est inauguré en 1987, le Musée de la Mine sur le site de l’ancien puits Couriot ouvre sa galerie en 1991. Le musée d’Art et d’Industrie dirigé par Nadine Besse se recentre alors sur ses collections d’art industriel autour des armes, des cycles, des rubans et du patrimoine industriel et ethnographique. La collecte de pièces contemporaines reste alors d’actualité, d’autant que le tissu industriel régional est en pleine rénovation. Le musée reste attentif à l’émergence des nouvelles industries d’art et se positionne aux racines du design. Sous la houlette de Nadine Besse, le projet scientifique et culturel validé en 1995 propose, autour de riches collections, un musée de société très participatif : conservatoire unique des techniques traditionnelles et industrielles, lieu d’échanges et une passerelle entre le passé et le futur. En 2001, entièrement redéployé dans un bâtiment rénové, le musée d’Art et d’Industrie réouvre ses portes.