Historique de la collection
Le musée de l'armée est né en 1905 de la fusion du musée de l'Artillerie et du musée historique de l'Armée. L'institution abrite aujourd’hui près de 500.000 œuvres, couvrant l’histoire militaire sur une période chronologique allant de la Préhistoire à nos jours.
L’établissement est également gardien du tombeau de l’Empereur Napoléon Ier et affectataire de la cathédrale Saint-Louis des Invalides.
Implanté au cœur de l'Hôtel national des Invalides, édifice prestigieux fondé par le roi Louis XIV pour accueillir les soldats blessés, le musée de l'Armée rassemble de très importantes collections d'amures et d'armes anciennes, de pièces d'artillerie, d'emblèmes, d'uniformes, d'ordres et de décorations. Le musée conserve également de riches fonds iconographiques, composés de peintures, sculptures, estampes, dessins, photographies, ainsi qu’un ensemble d’ouvrages imprimés, de manuscrits, de périodiques et d’archives privées. Il abrite également une collection de figurines historiques, une collection de pièces archéologiques, ainsi qu’un fonds d’objets ethnographiques.
L'origine de l'établissement remonte à 1684, lorsque le maréchal d'Humières constitua à l'Arsenal un dépôt de modèles que le général de Gribeauval développa à la fin du XVIIIe siècle. Cette première collection, presque entièrement dispersée en 1789, a été reconstituée par Régnier, contrôleur d'armes. Elle a été installée au couvent des Feuillants, puis au couvent des Jacobins de Saint Thomas d'Aquin, et enfin transférée et enrichie en 1871 à l'Hôtel des Invalides. Le fonds des collections est constitué par des vestiges de collections publiques (Arsenal de Strasbourg) ou privées (collections des ducs de Bouillon, Condé). Il a, par la suite, été enrichi par les conquêtes napoléoniennes, les collections de Napoléon III, du général Vanson, des frères Brunon, du peintre Edouard Detaille, mais aussi de l'industriel Georges Pauilhac, ou encore par l'affectation de la collection de l'ancien musée Franchet d'Espèrey, à Alger, sans compter les nombreux dons de particuliers ou d'organismes dépendant du ministère des Armées.
Les dernières tranches de travaux ont permis l’ouverture des Cabinets insolites en 2015, et du centre de documentation en 2018.