Monument funéraire
Priant
De Monseigneur Jules-François de Simony
Monument funéraire (priant) de Monseigneur Jules-François de Simony
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soissons ; Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
02722
Soissonnais
Soissons-Sud
Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
En ville
Quatrième chapelle du collatéral nord du chœur
Taille de pierre ; sculpture
Plan (rectangulaire) ; élévation (droit) ; revers sculpté
Marbre (blanc, monolithe) : taillé, poli ; calcaire (blanc, en plusieurs éléments) : taillé, poli, gravé, décor en relief, décor rapporté
Le monument de Monseigneur de Simony est composé d'une statue du prélat, sur une base, le tout sculpté dans une seule pièce de marbre blanc d'Italie. L'œuvre repose sur un socle rectangulaire en calcaire, à pans coupés, formé de plusieurs blocs assemblés. Ce support porte le nom et les qualités du défunt, gravés sur les longs côtés. Les armoiries de l'évêque, sculptées en relief dans un morceau de marbre blanc, sont rapportées à l'avant du socle.
Monseigneur Jules-François de Simony est représenté agenouillé sur un coussin et les mains jointes, vêtu d'une chape laissant voir un rochet de dentelle et l'étole pastorale. Une croix pectorale se détache sur la chape. Il porte l'anneau pastoral à l'annulaire de la main droite. Le visage a été réalisé d'après des portraits gravés de l'évêque et reproduit son expression pieuse, modeste et douce, soulignée par ses contemporains. À l'avant du socle, les armoiries, posées sur un cuir découpé, sont surmontées d'une couronne, d'une mitre et d'une crosse. L'ensemble est dominé par un chapeau d'où partent des cordons terminés par quatre rangs de houppes. Deux branches croisées (rameaux d'olivier ?) complètent le décor.
Dimensions de l'ensemble : h = 285 ; la = 128 ; pr = 190. La statue en marbre mesure 165 cm de hauteur, 80 cm de largeur et 140 cm de profondeur. Le socle mesure 120 cm de hauteur.
Bon état
Le monument est en bon état, mais plutôt sale (déjections de chauves-souris). Le socle en calcaire a perdu quelques petits éclats et présente des traces de salpêtre.
Signature (gravé, sur l'oeuvre) ; date (gravé, sur l'oeuvre) ; inscription donnant l'identité du modèle (gravé, peint, sur socle indépendant) ; inscription (gravé, peint, sur socle indépendant) ; armoiries (sculpté, en relief, sur partie rapportée)
La signature et la date sont gravées à l'arrière de la base de la statue : Foyatier. / f.c.t. / 1852. Une inscription gravée sur le côté gauche du socle donne l'identité du personnage représenté / JULES FRANÇOIS DE SIMONY, / ÉVÈQUE DE SOISSONS ET LAON, / DE 1825 A 1848 ; / NÉ A TOULON (VAR) LE 29 JUILLET 1770 / MORT A SOISSONS LE 24 FEVRIER 1849. Une autre inscription, gravée sur le côté droit du socle, souligne les vertus du défunt : SA PIÉTÉ, SA MODESTIE, SA DOUCEUR, / L'ONT FAIT CHÉRIR ET VÉNÉRER. / LES ŒUVRES DE SA CHARITÉ / PERPÉTUERONT SA MÉMOIRE. Les armoiries sont celles de l'évêque Jules-François de Simony : écartelé : 1) d'or plain, 2) de gueules à l'étoile d'or, 3) d'azur plain, 4) d'argent plain, une croix de sinople brochant sur le tout.
Lieu d'exécution : 75, Paris
3e quart 19e siècle
Dès l'annonce du décès de Monseigneur Jules-François de Simony (1824-1848), survenu à Soissons le 24 février 1849, le conseil de fabrique de la cathédrale décide d'ériger dans l'édifice un monument funéraire destiné à commémorer les vertus et actions de cet évêque charitable. Une commission présidée par Monseigneur de Garsignies est chargée de porter ce projet avec le soutien des autorités municipales et de l'ensemble des habitants. Elle recueille par souscription une somme de 8000 F, contribuant à financer une réalisation du sculpteur Denis Foyatier (1793-1863), réputé pour ses portraits et ses sculptures religieuses. Néanmoins, cette somme est insuffisante. L'État, également sollicité, offre en 1851 un bloc de marbre blanc d'Italie, dans lequel l'artiste doit représenter le prélat en prière, selon les vœux des souscripteurs. L'œuvre, achevée l'année suivante (elle porte la date de 1852), est placée dans le bras nord du transept, puis inaugurée et bénie par Monseigneur de Garsignies le 6 mai 1852. Elle gagne son emplacement actuel vers 1868 et reçoit alors l'inscription qu´on peut lire sur le socle. En juin 1915, l'architecte en chef Émile Brunet fait recouvrir le monument de sacs de plâtre ou de ciment, mesure qui lui a permis de traverser le premier conflit mondial sans dommage.
Propriété de l'Etat
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la cathédrale
IM02002752
2004
2004