Dalle funéraire
D'un chapelain (?)
Dalle funéraire d'un chapelain (?)
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soissons ; Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
02722
Soissonnais
Soissons-Sud
Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
En ville
Bras sud du transept
Taille de pierre ; sculpture
Plan (trapézoïdal) ; encastré ; au sol
Calcaire (beige, monolithe) : taillé, poli, gravé, décor dans la masse, décor à relief gravé
La dalle, taillée dans un calcaire beige, adoptait à l'origine une forme trapézoïdale. Elle était ornée en son centre d'un décor figuré gravé, tandis que l'épitaphe était gravée à sa périphérie. Il n'en subsiste aujourd'hui que deux éléments rectangulaires.
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Le religieux défunt est représenté debout, de face et les mains jointes, revêtu de sa chasuble. Deux colonnes portant un arc trilobé lui servent de cadre et symbolisent la porte du paradis.
Mesures de la partie supérieure de la dalle : h = 65 ; la = 50. Mesures de la partie inférieure : h = 88 et la = 49.
Oeuvre mutilée ; manque ; changement de format ; changement de forme
Le baron Ferdinand de Guilhermy, qui visite la cathédrale de Soissons au 19e siècle, décrit cette dalle, alors formée d'un seul bloc de pierre, mais ayant déjà perdu une grande partie de son épitaphe. Elle est aujourd'hui sciée en deux et il ne subsiste que quelques mots de l'épitaphe. Il manque les côtés et la partie supérieure de la dalle. Sa surface est abîmée, surtout sur la moitié supérieure.
Épitaphe (gravé, sur l'oeuvre, latin, incomplet, connu par document, lecture incertaine)
L'épitaphe était gravée sur le pourtour de la dalle. Il n'en subsiste qu'une faible partie, qu'il est toutefois possible de compléter quelque peu grâce au relevé effectué au milieu du 19e siècle par le baron Ferdinand de Guilhermy : [...] /....it : ha[n]c : cap[e]ll[an]iam : [bi / iohis : bapt : obiit : ano : dni : mcc....].
13e siècle
Cette dalle funéraire, sculptée au 13e siècle, était destinée à recouvrir la tombe d'un religieux, sans doute un prêtre si l'on tient compte du port de la chasuble. L'épitaphe le met en rapport avec la chapellenie de Saint-Jean-Baptiste, fondée dans le premier tiers du 13e siècle par le doyen Guy de Chézy. En l'absence de nom, de fonction religieuse et de date de décès complète, il est impossible de savoir si la dalle recouvrait la tombe du fondateur de la chapellenie, celle d'un religieux ayant accru le revenu attaché à cette pieuse fondation, ou celle d'un simple chapelain. Rien ne permet non plus de connaître l'emplacement d'origine de la sépulture, les pierres tombales de la cathédrale ayant été déplacées au cours du temps, à l'occasion de réfections du dallage.La dalle qui était presque complète vers le milieu du 19e siècle, comme en témoignent un article de la Société historique de Soissons et le relevé du baron de Guilhermy, a été depuis cette époque amputée d'une partie de son épitaphe et sciée en deux, sans doute lors de la restauration consécutive à la Première Guerre mondiale.
Propriété de l'Etat
classé au titre immeuble
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la cathédrale
IM02002752
2004
2004