Dalle funéraire
De Barthélemy Carrelet de Rosay, doyen du chapitre
Dalle funéraire de Barthélemy Carrelet de Rosay, doyen du chapitre
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soissons ; Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
02722
Soissonnais
Soissons-Sud
Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
En ville
Travée sud du massif de façade
Taille de pierre
Plan (rectangulaire vertical) ; encastré ; au sol
Calcaire (beige, monolithe) : taillé, poli, gravé
La dalle funéraire en calcaire beige, de forme rectangulaire verticale, est encastrée dans le sol de l'édifice. Dépourvue de décor, à l'exception de filets gravés sur son pourtour, elle est entièrement recouverte par le texte de l'épitaphe, lui-aussi gravé. Les lettres étaient peut-être remplies d'un matériau coloré qui a disparu au fil du temps.
Mesures de la partie conservée : h = 150 ; la = 82.
Mauvais état ; manque ; réduction ; partie bûchée
La surface de la dalle est très abîmée. La pierre est cassée en deux. Il manque la bordure droite. Une ligne de l'inscription a été bûchée. Les mots bûchés correspondent aux charges occupées par le défunt et à sa particule.
Épitaphe (gravé, sur l'oeuvre, français, latin, partiellement illisible, connu par document)
Texte de l'épitaphe, gravé sur le champ de la dalle : CY GIT / [...] BA[RT]HÉ[LEMY] / CARRELET [DE ROSAY] / DOCTEUR DE SORBONNE / [......] / DE CETTE ÉGLISE / LEQUEL A SPÉCIALE/MENT CONTRIBUÉ A / LA DÉCORATION DES / CHŒUR ET SANCTUAIRE / DÉCÉDÉ LE 14 JUIN / 1770 DANS LA 76ME/ ANNÉE DE SON AGE. / Requiescat in Pace / DOMINE DILEXI [DECOREM] / DOMUS [TUAE].La dernière phrase est empruntée au psaume 25 (26) et se traduit par : "Seigneur, j'aime la maison où tu résides" ou par : Seigneur, j'ai aimé la beauté de ta maison".Le baron de Guilhermy en a réalisé une transcription vers le milieu du 19e siècle.
3e quart 18e siècle
Cette dalle funéraire est celle de Barthélemy Carrelet de Rosay, chanoine et doyen du chapitre, décédé le 14 juin 1770. Sa création a dû suivre de peu le décès de ce membre important du clergé de la cathédrale. Lors de la réfection du chœur et du sanctuaire vers la fin du 18e siècle, ce personnage s'est particulièrement distingué en léguant une somme de 10 000 livres, un ornement en drap d'or et d'argent et une partie de sa bibliothèque. Ceci explique les derniers mots en latin de l'épitaphe (Seigneur, j'ai aimé la beauté de ta maison), inscription réservée aux religieux bâtisseurs ou décorateurs d'églises. Quelques parties de l'épitaphe (la particule, le titre et la fonction du personnage) ont été bûchées à la Révolution, mais la dalle n'a pas trop souffert de la Première Guerre mondiale.
Propriété de l'Etat
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la cathédrale
IM02002752
2004
2004