Dalle funéraire
De Jean de Sainte-Solenge, chanoine et official
Dalle funéraire de Jean de Sainte-Solenge, chanoine et official
Hauts-de-France ; Aisne (02) ; Soissons ; Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
02722
Soissonnais
Soissons-Sud
Cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais ; Cardinal-Binet (place)
En ville
Ancienne galerie occidentale du cloître, mur est
Taille de pierre ; sculpture
Plan (rectangulaire vertical)
Calcaire (beige, monolithe) : taillé, poli, gravé, décor dans la masse, décor à relief gravé, impastation
La dalle est actuellement dressée contre le mur, scellée par du ciment et maintenue par deux pattes métalliques. Elle a été réalisée dans un seul bloc de calcaire de teinte beige. Sa surface, polie, est recouverte d'un décor gravé. Les traits et les creux du décor et de l'épitaphe étaient vraisemblablement remplis à l'origine d'un matériau coloré.
La partie centrale de la dalle est occupée par la représentation du défunt, debout, de face et les mains jointes. Il porte une chasuble ornée d'orfrois brodés (motifs géométriques, fleurs de lys, animaux, etc.). Sa tête est posée sur un coussin. Il occupe l'embrasure d'une arcade polylobée, qui symbolise la porte du Paradis. Cette arcade, très décorée, de baies à remplage, de niches et de personnages, de clochetons et de pinacles, porte dans sa partie supérieure la représentation d'un personnage assis de face, tenant un linge, encadré par deux personnages (anges ?) portant des chandeliers. Il faut y voir la représentation du "sein d'Abraham", c'est à dire de l'accueil de l'âme du défunt au Ciel.
Dimensions totales : h = 229 ; la = 114 ; pr = 14.
Manque ; réduction ; partie bûchée
La dalle a été réduite en superficie : il manque la partie gauche et la partie inférieure. La surface de la pierre est fortement usée et le matériau coloré qui remplissait les incisions a disparu. Il semble qu'un mot de l'épitaphe ("canonicus") ait été bûché.
Épitaphe (gravé, sur l'oeuvre, latin, incomplet)
La disparition de deux bords de la dalle a privé cette dernière de la seconde moitié de l'épitaphe. L'inscription latine était gravée sur le pourtour. On peut encore lire : Ipsius hic iacet / dominus Johannes de Sancta Solengia canonicus istius eclesie [et] officialis suessionensis [...]. Traduction approximative : Ici repose maître Jean de Sainte-Solenge, chanoine de cette église et official de Soissons [...].
Milieu 14e siècle
Bien que la partie de l'épitaphe intégrant la date de décès ait disparu, on peut placer la réalisation de cette dalle funéraire vers le milieu du 14e siècle, pour des raisons stylistiques. Il s'agit de la dalle de Jean de Sainte-Solenge, chanoine et official du chapitre de la cathédrale, l'official étant l'ecclésiastique chargé de la juridiction contentieuse du chapitre. L'effacement presque total du mot "canonicus" indique un dommage survenu au moment de la Révolution. Vers le milieu du 19e siècle, cette dalle faisait partie du dallage de la nef, où Ferdinand de Guilhermy la décrit. Le bas de l'épitaphe était effacé et la dalle était déjà amputée sur un côté, ce qui laisse supposer qu'elle avait dû être sciée pour être adaptée à un emplacement différent de sa place d'origine. Cette dalle, qui est l'une des plus belles de la cathédrale de Soissons, a été installée dans la galerie occidentale du cloître, probablement après la Première Guerre mondiale.
Propriété de l'Etat
classé au titre immeuble
À signaler
Sous-dossier
Ensemble des monuments funéraires et commémoratifs de la cathédrale
IM02002752
2004
2012