Peinture monumentale
Numéro d'inventaire du FNAC : Inv. 21846 ; Inv. 23070
Ensemble des peintures monumentales et du chemin de croix de Gabriel Genieis : Cycle de la Passion du Christ, Episodes de la vie des mineurs
Occitanie ; Aveyron (12) ; Aubin ; église paroissiale Notre-Dame-des-Mines
12013
Aveyron
Aubin
Combes
Église paroissiale Notre-Dame-des-Mines
En ville
Choeur, transept, nef et revers de la façade occidentale
Française (école)
Gommichon Georges (commanditaire)
Midi-Pyrénées, 12, Aubin, église Notre-Dame-des-Mines
Dépôt de l'Etat
3e quart 20e siècle
1951 ; 1952
En 1877-1878, une chapelle est construite pour la nouvelle paroisse crée pour les mineurs exploitant la mine de charbon de la vallée du Banel. Ce premier édifice était un baraquement de bois. L'actuelle église Notre-Dame-des-Mines remplace le 11 décembre 1949 cette petite chapelle en bois. Cet édifice réalisé dès 1942 en ciment armé à partir des plans de Salvan et Boyer, architectes à Rodez, ne sera cependant définitivement achevé qu'en 1959, sous la conduite de l'abbé Georges Gommichon, en collaboration avec l'entreprise Maurice Bordier. L'église est consacrée le 18 octobre 1959 par Monseigneur Ménard. Elle reçoit à partir des années 1950 un important décor de peintures monumentales par Gabriel-Alphonse Genieis (1904-1992). Cet ensemble a été exécuté en plusieurs campagnes, et correspond à des commandes et campagnes différentes, dont deux relèvent de l'Etat, les autres ayant été exécutées à l'instigation de l'association diocésaine. C'est l'abbé Georges Gommichon, né à Decazeville, lui même petit-fils et fils de mineur, qui est à l'origine de ces peintures monumentales célébrant la Passion du Christ et le travail des mineurs. L'aide de l'Etat a été rendue possible par le soutien et l'aide de Monsieur Goutal, originaire de Laguiole, alors chef de service des commandes de l'Etat. C'est cette même personne qui a soutenu la commande de la peinture monumentale de Raymonde Pagegie ornant le choeur de l'église du Cayrol (IM12000264), de la statue de Jean Alauzet représentant la Vierge à l'Enfant à l'église de Soulages-Bonneval (IM12000320) ou encore de la statue de saint Laurent dans l'église de Broquiès (IM12000369). C'est originellement le peintre d'origine russe Nicolas Greschny qui devait réaliser ces peintures. Celui-ci avait commencé à exécuter les peintures du choeur avant que Gabriel Genieis ne prenne sa succession, alors que le choeur avait déjà été partiellement plâtré pour recevoir les fresques de Greschny. Trois ensembles de Gabriel Genieis sont conservés dans l'église. Le premier est constitué des peintures du choeur et des élévations orientales du transept (IM12000380). Ces peintures monumentales illustrant la Vie et la Passion du Christ mises en parallèle avec le travail des mineurs portent la date de 1951, elles correspondent à l'ensemble acheté par commande à l'artiste en 1950 sous l'intitulé "décoration murale". L'oeuvre a été exécutée sur place et achevée en 1951, elle est répertoriée sur les registres du FNAC sous le numéro d'inventaire Inv. 21846. La deuxième commande de l'Etat, sous le titre "Deux panneaux décoratifs" correspond aux stations du chemin de croix décorant les élévations nord et sud de la nef. Il s'agit également de deux peintures monumentales (IM12000381). Cet achat à l'artiste en 1952, date d'exécution de l'oeuvre, est répertorié sur les registres du FNAC sous le numéro d'inventaire Inv. 23070. Un troisième ensemble a été exécuté par Genieis peu de temps après ces deux premières campagnes (IM12000382). Il s'agit de la peinture monumentale ornant le revers de la façade occidentale représentant Le Couronnement de la Vierge et de celle ornant la partie supérieure de l'élévation sud du transept sud et représentant la Résurrection et l'Ascension du Christ. Ces deux dernières scènes ont été conçues par Gabriel Genieis comme la conclusion du cycle de la Passion du Christ de son chemin de croix, faisant office de 15e station symbolique de ce chemin de croix. Ce cycle de peinture monumentale a été exécuté par Gabriel Genieis, élève de Jean-Paul Laurens dans un style figuratif volontairement simplifié et composé de larges aplats de couleur, tout en s'inspirant de la peinture médiévale. Ce décor ne peut cependant s'appréhender qu'en relation avec le reste du décor mobilier mis en place dans les années 1950 et 1960, dans une tentative de créer un ensemble artistique homogène, décor complété en 1967 par les verrières réalisées par les moines d'En Calcat.
Propriété d'une association diocésaine
2001/04/30 : inscrit au titre immeuble
Eglise inscrite en totalité (cad. BC 24), y compris son décor de peinture monumentale.
Ensemble exceptionnel pour sa description du travail des mineurs.
À signaler
Dossier avec sous-dossier
Peinture monumentale ; chemin de croix
IM12000380 ; IM12000381 ; IM12000382
2003
2004
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