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POP | Plateforme ouverte du patrimoineLe mobilier de la collégiale Notre-Dame
Le mobilier de la collégiale Notre-Dame

Référence de la notice
IM27016264
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
20 décembre 2002
Date de dernière modification de la notice
28 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Bocard Hélène
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
Le mobilier de la collégiale Notre-Dame
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Normandie ; Eure (27) ; Vernon ; rue Carnot ; collégiale Notre-Dame
Aire d'étude
Vernon
Milieu d'implémentation (Inventaire)
en ville
Canton
Vernon sud
Code INSEE de la commune
27681
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Haute-Normandie
Description
Date de l'enquête ou du récolement
1995
Historique
Description historique
Selon Meyer, le duc de Penthièvre avait fait reconstruire et décorer un jubé, qui fut démoli en 1790. Le sanctuaire abritait également, jusqu'en 1789, la tombe en marbre blanc de Guillaume de Vernon, fondateur de la collégiale (Meyer, pp. 271-272), reproduite dans Ducarel et Millin ; la tombe d'un autre Guillaume de Vernon, connétable du royaume d'Angleterre, mort en 1467, enterré près du précédent, est également reproduite dans Millin. En 1789 fut détruit l'ancien maître-autel, décoré d'un retable de marbre blanc (Millin). L'édifice devait contenir des verrières dès le 14e ou le 15e siècle ; deux noms de peintres verriers sont connus d'après les comptes, pour les années 1434-1437 : Jehan de Senlis et Pierre Fleuvie. Une importante campagne est menée dans les années 1480-1500 ; plusieurs verrières de cette époque subsistent de façon fragmentaire (baies 20, 21 et 23). En 1841, le vitrier Manuit intervient sur l'ensemble des baies. L'abbé Moulin passe commande d'une verrière à Duhamel Marette. En 1870, l'église est bombardée et une campagne de restauration des panneaux s'ensuit ; deux commandes sont à nouveau passées à Duhamel-Marette (1875), puis à nouveau en 1881-1882. Au début du 20e siècle, un ensemble est commandé à Maurice Muraire. En 1866, le baron Schickler, propriétaire du château de Bizy, fait don à la collégiale de deux verrières provenant de la chapelle de Bizy, commandées par Louis - Philippe, exécutées par Charles-Alexis Apoil à la Manufacture de Sèvres : la Sainte Famille, inspirée de Murillo et la Lapidation de Saint Etienne (anges dans le tympan) ; elles ont été remontées en 1866 de part et d'autre de la chapelle de la Vierge (détruites dans un bombardement). En 1926, une verrière- monument aux morts, exécutée par Yves Le Lay sur des cartons de Gabriel Girodon, est installée (détruite en 1940). Les verrières non déposées furent détruites lors des bombardements de 1940 et 1944 ; elles ont fait l'objet de plusieurs campagnes de revitrage. Dans les années 1950, Jacques Bony a réalisé les baies hautes du choeur, puis dans les années 1970, la rose occidentale et une verrière du bas - côté sud. Dans les années 1990, de nombreuses verrières ont été réalisées par les maîtres verriers Gérard Hermet et Mireille Juteau (HJ), des ateliers Charles Lorin à Chartres ; il s'agit de verrières abstraites inspirées par l'Evangile ou par les litanies de la Vierge. D'importants objets ont été volés en décembre 1971 : une série de six tentures en tapisserie d'Aubusson du 17e siècle sur le thème des allégories et des vertus et un bas relief en albâtre du XVe siècle figurant l'Arbre de Jessé. Le décor monumental comprend des objets non étudiés comme les chapiteaux de la nef et du transept, représentant des animaux et des ornements végétaux.