Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinepeintures monumentales
peintures monumentales

Référence de la notice
IM30004066
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
14 septembre 2024
Date de dernière modification de la notice
14 septembre 2024
Rédacteur de la notice
Pagnon Josiane
Mentions légales
(c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
peintures monumentales
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'objet
peinture monumentale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gard (30) ; Nîmes ; Madeleine (place de la) ; église paroissale Saint-Paul
Aire d'étude
Nîmes
Code INSEE de la commune
30189
Description
Catégorie technique
peinture murale
Matériaux et techniques d'intervention
peinture à l'encaustique
Description matérielle
La technique utilisée est la peinture à l'encaustique. "Préalablement, des enduits en stuc avaient été faits sur les murs, après de nombreuses expériences qui ne durèrent pas moins d'une année, soit à Nîmes soit à Paris. Le but qu'on se proposait et qu'on croit avoir atteint, était de trouver un enduit qui eut assez de force pour adhérer parfaitement aux murs et fut cependant assez poreaux pour que la cire y pénétrât et fit corps avec lui. Les stucs furent faits avec le concours de MM. Biderman, de Châlons-sur-Saône" (Notice de Jules Salles en 1849).Dans l'abside centrale, sur un fond or, un Christ colossal est assis, entre saint Pierre et saint Paul. Un roi offrant son sceptre et sa couronne et un esclave (abolition de l'esclavage en avril 1848) déposant ses chaînes se prosternent aux pieds de Jésus. Puis, deux processions, de vierges à gauche et de martyrs à droite, se dirigent vers Jésus.Sur les travées du choeur, sont les quatre évangélistes et leurs symboles, à gauche saint Luc et saint Mathieu, à droite saint Jean et saint Marc. Au-dessus d'eux, des anges tenant des encensoirs volent et chantent les louanges de Dieu. A la voûte, figures des quatre docteurs de l'Eglise d'Orient, Grégoire de Naziance, Basile, Jean Chrysostome et Athanase face aux quatre docteurs de l'Eglise d'Occident, Augustin, Ambroise le Grand, Jérôme et Léon le Grand.A l'abside nord, (ou droite), a été peint le ravissement de saint Paul, sous les pieds de deux anges assis. Sur le mur nord, s'avance la procession des martyrs, surmontée de deux anges vainqueurs : celui de gauche, la main gauche appuyée sur l'épée, la main droite brandissant bien haut sa couronne ; celui de droite (en grand péril aujourd'hui) arbore une palme en main droite et ramène devant sa poitrine le joug dont il est débarrassé. L'inscription sous ses pieds, quasi illisible, est dirupisti vincula mea, "tu as brisé mes chaînes".Dans la procession des martyrs, Flandrin a représenté des personnes bien vivantes : de gauche à droite, l'architecte Questel, Tony de Roussel, ami des frères Flandrin, de Bagnols-sur-Cèze, puis Arnavielle, l'entrepreneur, Bernard, le menuisier, Léon Feuchère, architecte du département, Paul Balze (ami qui aide aux peintures), Colin, sculpteur, Durand, inspecteur des travaux, Paul puis Hippolyte Flandrin, Lamothe et Denuelle.Côté sud, les vierges sages s'avancent vers le couronnement de la Vierge par son Fils, tenant leurs lampes jamais renversées dit Taillandier, mais plutôt des vases aux chastes fleurs blanches. Elles sont surmontées par les anges de la Chasteté et de l'Amour divin.