Lieu de création
lieu d'exécution : Aquitaine, 33, Bordeaux ; lieu d'exécution : Occitanie, 31, Toulouse
Description historique
L'église Notre-Dame de la Compassion fut le siège d'un important pèlerinage à la Vierge. Les fidèles venaient vénérer et prier Notre-Dame de la Compassion, une Piétà en bois qui pourrait dater du 16e siècle. La touchante statue ne présente pas le Christ allongé en travers sur les genoux de la Vierge, mais assis et maintenu par la Vierge sur ses genoux. Plusieurs miracles attribués à cette statue, notamment des guérisons, attiraient les fidèles qui venaient également prier la Vierge de leur accorder une météo favorable pour les récoltes. La statue est conservée dans une vitrine aménagée dans la nef. Le pèlerinage connaît un renouveau depuis quelques années le dernier dimanche d'août à l'occasion duquel la Pietà est portée en procession.£Une autre Pietà en bois plus imposante orne le maître-autel. De la fin du 17e siècle, la statue marque par son emphase toute baroque. L'autel en marbre fin 19e siècle qu'elle surmonte accueille un gisant du Christ.£Egalement liée au thème de la Vierge de Pitié et au pèlerinage, une bannière de procession double face représente une Pietà et la Nativité. Le décor murale du choeur fait également écho au pèlerinage : un panneau peint représente un cortège de pèlerins et malades accompagné de l'inscription "Venez à moi je vous soulagerais".£Une des quatre verrières de l'église fait quant à elle allusion au passé prieural de l'église. Elle représente saint Etienne de Muret, fondateur de l'ordre de Grandmont vers 1074 sur la Montagne du Muret près de Limoges. L'ordre de Grandmont observe la règle de saint Benoît de Nursie tout en gardant une dimension érémitique d'inspiration semblable à celle des Chartreux. On attribue à saint Etienne de Muret un certain nombre de miracles.£Enfin l'église conserve une des plus ancienne cloche du département, après celle de la chapelle miraculeuse de Rocamadour datée de l'époque carolingienne. Estimée du 13e siècle par sa forme dite en "pain de sucre" et ses inscriptions en lettres onciales, elle a été fondue par un certain Mateus : "Mateus me fecit". La seconde inscription qui orne le bas de la robe est également caractéristique de cette période : "dum sonat signum fugiat procul omne malignum tonitru triumphat. IHS Nazarem rex judeorum" / (trad.) Lorsque cette cloche sonne, que toute malignité s'enfuit au loin et qu'elle triomphe du mal. Jésus le Nazaréen roi des Juifs". Elle rappelle une des missions autrefois confiées aux cloches à l'occasion du baptême : éloigner le mal notamment l'orage, la grêle ou les tempêtes.