Description matérielle
L'ensemble repose sur un socle en bois, recouvert de velours rouge. La base signée Henri Bossert, Nancy, est en métal (tôle) argenté ; elle porte des blasons émaillés et une inscription latine gravée. Le manchon de section ovale, en tôle argenté et doré, est décoré dans la partie supérieure d'arcs d'inspiration gothique, d'anges portant phylactères d'un côté et médaillon de la Sainte Famille de l'autre côté ; dans la partie inférieure, une frise en bas relief de quatorze personnages en argent rapporté ; le groupe forme une procession vers la basilique Saint-Nicolas-de-Port : Jeanne d'Arc (venue en pèlerinage en 1429), Simon Moycet (fondateur de la basilique actuelle, mort en 1520), René d'Anjou (duc de Lorraine et roi de Sicile) tenant le bras-reliquaire de 1471, le sire de Joinville (sénéchal de France) offrant le vaisseau d'argent de saint Louis et de la reine Marguerite, René II (duc de Lorraine, bienfaiteur de la basilique), Albert de Varangéville (présentant la cassette renfermant la phalange du saint), saint Louis (roi de France), Charles III (duc de Lorraine, créateur des foires franches de la ville), Marguerite d'Anjou (reine d'Angleterre, fille du roi René, héroïne de la guerre des deux roses), le sire Cunon de Réchicourt (chevalier lorrain délivré miraculeusement des musulmans par l'intercession du saint). Ces personnages sont tournés vers la basilique de Saint-Nicolas-de-Port. Sur la partie supérieure du manchot, deux médaillons en émail : l'un représente saint Nicolas montrant de la main droite enfants dans un cuveau et bateau de pêcheur, l'autre la sainte Famille, soutenu par deux anges en argent. Sur les côtés, deux verres taillés offerts en 1894 par le marquis de Lambertye, de Gerbévillers représentant le Christ et la Vierge en buste. L'avant-bras est revêtu d'une manche étroite sous une manche plus large, toutes deux décorées de broderies de fleurs et palmettes sur la bordure. La manche la plus large s'entrouvre à l'extrémité, l'échancrure étant retenue par un noeud formé d'une grosse torsade terminée par deux glands. La manche contient la relique : la phalange de saint Nicolas rapportée, selon la tradition, en 1098 par Aubert de Varangéville. Celle-ci est insérée dans un ovale en or garni de diamants. La main bénissante, en argent, sort de la manche ; le majeur porte un anneau épiscopal en or avec une émeraude offerte par l'orfèvre nancéien Henri Bossert.