Lieu de provenance
lieu de provenance : Lorraine, 57, Moyenvic, abbaye de Salival (?)
Description historique
Cette chaire comprend plusieurs éléments sculptés de motifs d'inspiration grotesque datables du début du 16e siècle (mélange de motifs Renaissance et de réminiscences gothiques) réputés provenir de l'abbaye prémontrée de Salival (cf IA57000522) : les 4 panneaux sculptés en bas-relief de la cuve et les montants qui les séparent avec leurs petits culs de lampe en forme de personnages pittoresques, le culot soutenant l'ensemble du meuble et 3 autres panneaux tronqués, plus étroits, remontés dans la partie centrale du dorsal. Tout le reste du meuble est le fruit de restaurations ultérieures (autre partie du dorsal, escalier, abat-voix). Il ne s'agissait d'ailleurs peut-être pas initialement d'une chaire mais d'éléments de boiserie, ainsi remontés au début du 19e siècle (une photographie antérieure à 1903 montre un abat-voix datable de la fin du 18e ou du début du 19e siècle). On peut simplement déduire de l'existence de dessins anonymes de la cuve et des petits culots datables de la seconde moitié du 19e siècle (Nancy, B. M.), qu'à l'exception de la frise inférieure, cette partie du meuble n'a pas été modifiée en 1903, époque à laquelle la chaire a été restaurée grâce à un financement privé (abat-voix, escalier...). Les archives de la paroisse étant muette au sujet des circonstances dans lesquelles cette chaire a été remontée à Vic et sur sa restauration, on ne peut avancer de preuve ni de sa provenance ni de sa fonction initiale de chaire à prêcher. On soulignera toutefois sa similitude frappante avec la tribune de l'orgue, achetée par la paroisse de Moyenvic (cf IM57002869), dont la provenance de l'abbaye prémontrée de Salival est attestée. Les panneaux de la cuve présentent d'ailleurs les mêmes dimensions que les plus étroits de la tribune (92 x 33). Il n'est d'ailleurs pas impossible que ce meuble ait également transité par la collégiale Saint-Etienne, juste avant la Révolution. Si tel était le cas, il pourrait s'agir d'un remontage de panneaux inutilisés. L'ambon qui se trouve dans la même église (IM57002963), remontage d'éléments hétéroclites, comprend une console et des panneaux de même provenance qui pourraient pour ces derniers être des fragments du dorsal. On ne peut également qu'émettre des hypothèses sur la nature des restaurations apportées au 19e siècle et en 1903. Celles du début du siècle paraissent assez proches du style du sculpteur Klem, qui a souvent pratiqué des travaux de ce type.