Peinture monumentale
Ensemble de 10 peintures monumentales : Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Bernadette Soubirous, Saint Benoît de Nursie, Saint Martin de Tours, Saint Pierre, Saint Paul, Saint Louis tenant la couronne d'épines, Saint Vincent de Paul, Saint Jean-Baptiste Marie Vianney, Saint Michel Garicoïts
Occitanie ; Hautes-Pyrénées (65) ; Saint-Pé-de-Bigorre ; 1 rue Monseigneur-Laurence ; petit séminaire puis Institut Secondaire Libre Saint-Pierre
65395
Hautes-Pyrénées
Saint-Pé-de-Bigorre
Monseigneur-Laurence (rue) 1
Petit séminaire puis Institut Secondaire Libre Saint-Pierre
IA65000380
En village
Cul-de-four de l' abside du choeur de la chapelle du petit séminaire
Peinture murale
Rectangulaire vertical, cintré
Enduit (support) : fresque, polychrome
Chaque peinture monumentale occupe les 10 arcatures du cul-de-four de l'abside du choeur de la chapelle. Chaque oeuvre a été exécutée selon la technique dite de la fresque à mortier frais sur enduit. Chaque oeuvre est de format rectangulaire vertical et cintré dans sa partie supérieure.
Figures (sainte Thérèse de Lisieux, sainte Bernadette Soubirous, saint Benoît de Nursie, saint Martin de Tours, saint Pierre, saint Paul, saint Louis, saint Vincent de Paul, saint Jean Marie Vianney, fond de paysage, vue d'architecture : église)
Les différents personnages en pied reprennent l'iconographie traditionnelle qui leur est attribuée. Saint Vincent de Paul tient dans ses bras un jeune enfant. Le curé d'Ars est figuré en train de confesser, assis sur une personnification du démon. Michel Garicoïts est représenté auréolé avec à l'arrière-plan la façade du sanctuaire de Notre-Dame de Betharram.
H = 225 ; la = 110 Dimensions très approximatives d'une peinture.
Mauvais état
Chaque peinture est affectée par des phénomènes d'humidité et un écaillage de la matière picturale.
Date (peint, sur l'oeuvre) ; signature (peint, sur l'oeuvre) ; inscription concernant l'iconographie (peint, sur l'oeuvre) ; inscription concernant le titre (peint, sur l'oeuvre)
Toutes les peintures sont signées en bas, à droite ou à gauche : "René Marie Castaing 1936" et comporte le nom du personnage représenté. Inscriptions complémentaires : Sainte Thérèse : "Je veux/passer mon ciel à faire du bien/sur la terre" (de part et d'autre de la figure) ; Sainte Bernadette : "Que soy era immaculata conceptio" (sur le phylactère) ; Saint Benoît : "Lucere/Ardere" (de part et d'autre de la tête) ; Saint Martin : "Non/recuso/laborem" (en haut à droite) ; Saint Pierre : "Seigneur Seigneur/Vous savez bien/que je vous aime" (sous la tiare pontificale) ; Saint Paul : "Vivo Jam non Ego vivitin me Christus" (sur le phylactère) ; Saint Louis : "Je vous dis/le ban de N.S.J.C./et de Louis R- de France/son sergent" (en haut à droite) ; Saint Vincent de Paul : "Tout/Bonnement/et Simplement" (en haut à gauche) ; Saint Curé d'Ars : "Il n'y a d'ennuyeux que le péché" (sur le phylactère) ; Michel Garicoïts : "En Avant/armoiries de Betharram" (de part et d'autre de son visage).
Française (école)
Midi-Pyrénées, 65, Saint-Pé-de-Bigorre
2e quart 20e siècle
1936
Cet ensemble de peintures monumentales, ornant le cul-de-four du choeur de la chapelle du petit séminaire, est l'oeuvre du peintre palois René-Marie Castaing (1897-1943), élève de Laparra et de Laurens. Portant la date de 1936, date à laquelle, il est médaille d'Or du Salon des Artistes Français, elles complètent le décor du choeur mis en place en 1860 par Anatole Dauvergne (1812-1870) et qui est une commande de l'Etat (IM65001218) Le programme iconographique est axé sur les grandes figures et modèles de sainteté et d'exemples de moralité qui ont jalonné la vie religieuse française, de l'Antiquité (saint Martin de Tours) jusqu'au début du 20e siècle (sainte Thérèse de Lisieux qui venait d'être canonisée en 1925). Illustrant tant le siècle des saints qu'a été le 17e siècle (saint Vincent de Paul), que le renouveau de la piété au cours du 19e siècle (saint Jean-Baptiste Marie Vianney, canonisé en 1925, et sainte Bernadette Soubirous), Castaing a également choisi de mettre en valeur des figures locales. Outre Bernadette Soubirous, née en 1844 à Lourdes qui meurt en 1879 et est canonisée en 1933, il a également représenté Michel Garicoïts. Né en 1797 d'une humble famille de paysans, il est successivement, après son ordination sacerdotale, vicaire, professeur, puis supérieur du grand séminaire de Bétharram, près de Pau. C'est là qu'il fonde la société des Prêtres du Sacré-Coeur de Jésus, dont les membres se vouent à l'évangélisation des campagnes déchristianisées après la Révolution, ainsi qu'à la desserte d'églises et de lieux de pèlerinages. Il accepte d'envoyer aussi des missionnaires en Amérique du Sud. Il meurt le 14 mai 1863. Faisant l'objet d'une dévotion locale, il ne sera canonisé qu'en 1947. Au moment des apparitions de Lourdes en 1858, sur l'ordre de son Evêque, Mgr Laurence, Bernadette vient alors rencontrer Michel Garicoïts.
Propriété privée
À signaler
Dossier individuel
2002
2004
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47