Statue
Statue : ange 39
Occitanie ; Tarn (81) ; Albi ; Sainte-Cécile (place) ; cathédrale Sainte-Cécile
81004
Tarn
Albi
Sainte-Cécile (place)
Cathédrale Sainte-Cécile
IA81000300
En ville
À l'intérieur du sanctuaire, dans l'axe
Sculpture
Revers évidé
Calcaire ; peint, polychrome
Installée à l'intérieur du sanctuaire, en avant du remplage de la travée d'axe,la sculpture de l'ange a été travaillé en creux à partir d'un bloc de pierre calcaire. L'avant du personnage a été travaillé sur plusieurs plans : les mains et le monogramme A.M. puis la dalmatique. La sculpture polychrome présente une structure assez monolithique et lourde.
Ange, en pied ; MA ; rosaire ; armoiries
L'ange porte une longue aube blanche au drapé ample. Elle se devine au niveau des manches et se retrouve à la base de la statue sous forme de larges plis tuyautés. Une épaisse dalmatique rouge et or recouvre l'aube et concentre toute la richesse du costume.£Fendue sur les deux côtés, la dalmatique présente une série de galons frangés (sur les côtés) ou brodés (bordure des manches). Elle porte les couleurs des armes de Louis d'Amboise qui timbrent le pan antérieur de l'habit.£Un large col doré orné d'une cordelière complète ce vêtement liturgique. Le plissé du costume de cet ange est beaucoup plus statique et lourd que celui de ses voisins. Les larges plis qui tombent verticalement soulignent l'épaisseur du tissus mais confèrent à l'ensemble de l'oeuvre une qualité maladroite.£Le traitement de l'anatomie, quoiqu'empreint de réalisme présente les mêmes maladresses. Les mains sont très potelées et les doigts trop longs et trop fins (main gauche) ; le pouce de la main gauche est trop gros. Le visage poupin du personnage contraste avec les orbites très marquées ; le cou de l'ange est également très maladroitement traité. De même la longue chevelure blonde de cet ange renforce la lourdeur générale de l'oeuvre. Si un sentiment de rigidité se dégage de l'attitude générale du personnage, le traitement du monogramme et du rosaire qu'il tient sont particulièrement délicats. Les extrémités de la lettre A et du M ont été refouillées au trépan et l'artiste a porté un soin tout particulier aux roses du rosaire.
H = 73 ; la = 33 ; pr = 25
Mauvais état ; manque
Le nez est brisé. Les mains sont bien conservées. La partie inférieure du rosaire a été brisé sur 10 cm environ. Manque au niveau de la cordielière. L'aile gauche et la partie supérieure de l'aile droite sont brisés.
Louis I d'Amboise (commanditaire)
4e quart 15e siècle
Cette sculpture appartient à l'ensemble sculpté du choeur d'Albi réalisé entre 1474 et 1485. L'emplacement de ce personnage dans le choeur d'Albi, le choix de son attribut renvoie à l'ensemble du message iconographique qui transpire du choeur. La présence des armes de l'évêque sur la robe de cet ange introduit le mécène dans une place de choix. Ce même emplacement, au niveau de la travée axiale du choeur, à l'arrière du maître autel explique sans doute le mauvais état dans lequel se trouve la statue. Certaines altérations semblent très anciennes en particulier la cassure de l'un des cordons qui tombe du col. Ce manque n'est que très peu visible car repeint de couleur rouge, très probablement à l'époque où l'oeuvre obtint sa polychromie. La proximité du maître autel pourrait également expliquer la présence de cire sur la lèvre supérieure de l'ange. Des traces de réparation sont nettement visibles sur l'aile droite. On observe la présence de deux tenons de bois pour mieux la fixer. Cet état de conservation semble identique à celui observé en 1882, sur les clichés de Louis Aillaud.
Propriété de l'Etat
1862 : classé au titre immeuble
À signaler
Sous-dossier
Ensemble de la statuaire de grande taille
IM81001038
2002
2011
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