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POP | Plateforme ouverte du patrimoinetableau : l'Adoration des Mages
tableau : l'Adoration des Mages

Référence de la notice
PM09000530
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
8 octobre 1992
Date de dernière modification de la notice
25 juin 2024
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
tableau : l'Adoration des Mages
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
tableau
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Ariège (09) ; Pamiers ; cathédrale
Canton
Pamiers-Ouest
Code INSEE de la commune
09225
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Midi-Pyrénées
Description
Domaine
Peinture
Catégorie technique
peinture
Matériaux et techniques d'intervention
toile (support)
Description de l'iconographie
Entourés des mages venus saluer la divine naissance, la Vierge et l'Enfant Jésus sont inondés d'une intense lumière, au centre de la composition. Le linge blanc sur les genoux de Marie capte cet éclat et invite le spectateur à regarder autour de ce duo maternel. Le peintre Frère Jean André s'illustre ici par la qualité de ses drapés. A la manière de Jean-Baptiste Jouvenet, il travaille les jeux d'ombre et de lumière pour animer subtilement les tissus. Il dilue les couleurs et les monte par de subtils dégradés. Les gestes des personnages sont mesurés comme pour ne pas effrayer cet enfant divin. Le visage fin et tendre de la Vierge délivre toute la sensibilité féminine et maternelle. L'arrière-plan, redécouvert par la restauration de 2008-2013, laisse transparaître un décor plutôt simple. Le Frère Jean André a su par ses tons presque pastels, ses délicats drapés et une composition équilibrée et calme, insuffler une sérénité sans faille, rien ne vient rompre l'instant mythique de cette adoration. L'influence de l'artiste italien Carlo Maratta se retrouve dans cette oeuvre. Une gravure de ce dernier évoquant ce même épisode présente de nombreuses ressemblances avec la toile appaméenne. Néanmoins le frère dominicain s'est quelque peu affranchi du modèle italien. La composition est plus vaste, le visage de la Vierge es tmoins souriant mais tout aussi tendre et l'un des rois mages agenouillé présente un profil identique à celui de la gravure de Maratta. D'une influence plutôt italienne dans la composition et plutôt française dans la réalisation des drapés et des couleurs, le pinceau du frère dominicain a su donner vie, à sa manière à cette paisible scène (cf Virginie Granel, historienne de l'art)