Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinestatue : Saint Antoine du T
statue : Saint Antoine du T





Référence de la notice
PM12001846
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
19 décembre 2018
Date de dernière modification de la notice
9 juin 2026
Mentions légales
Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
statue : Saint Antoine du T
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
statue
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Aveyron (12) ; Rodez ; église Saint-Amans
Canton
Rodez
Code INSEE de la commune
12202
Précision sur la localisation
anciennement région de : Midi-Pyrénées
Description
Domaine
sculpture
Catégorie technique
sculpture
Matériaux et techniques d'intervention
pierre : taillé
Indexation iconographique
saint Antoine abbé
Description de l'iconographie
Saint Antoine est revêtu de la tenue des Antonins : une grande robe de bure sans ceinture et un manteau à larges manches dont le capuchon lui recouvre les cheveux. Les plis tuyautés de la robe se cassant au niveau des pieds renforcent l’aspect longiligne de la statue. Des chaussures à bouts pointus dépassent légèrement de la tunique et reposent sur une fine terrasse. Les traits sévères du visage et le front ridé renvoient à l’âge avancé de l’ermite. Sa longue barbe est composée de mèches ondoyantes se terminant par de petites crosses. Il tient dans sa main gauche le Tau, la partie supérieure du T au niveau de la poitrine correspondant à l’emplacement où les chanoines portaient un Tau d’azur cousu sur leur vêtement. Ce Tau figure tout à la fois son statut d’ermite
et la béquille des malades estropiés, la clochette est celle de l’ordre mendiant avec laquelle les quêteurs se signalaient. Une trace linéaire au-dessus de sa main droite dénonce certainement la présence du Livre maintenu contre la poitrine, en référence à la règle des Antonins. Enfin, une boule se distingue au niveau de l’index posé sur le Tau, il pourrait correspondre aux vestiges d’un chapelet à gros grains, objet de dévotion qui accompagne habituellement le saint.
Ces attributs ont donc pour origine la vie même de l’ermite mais aussi ceux de l’ordre antonin qui s’est placé sous sa protection. Celui-ci avait pour vocation de venir en aide aux malades atteints d’ergotisme appelé aussi « Mal des ardents », redoutable maladie liée à la consommation de l’ergot de seigle.