Précision sur la protection
Arrêté préfectoral : Christ crucifié, statue bois, fin du XVème siècle.
Observations
Les caractères principaux du crucifix du XVème siècle décrits par THOBY (Paul), le crucifix des origines au Concile de Trente, t. 1, Paris, 1959, p. 211-213 se retrouvent dans le Christ de Chirac. On peut lui appliquer la description de la croix de Talizat (Cantal) : 'le Christ est droit, jambes allongées, pieds croisés en rotation interne... la tête couronnée d'une grosse torsade, s'incline légèrement à droite, le visage souligné d'une épaisse barbe, est calme et peu douloureux ; l'anatomie garde encore quelques réminiscences byzantines, avec ses côtes saillantes et ses stries sternales' (THOBY, op. cit., p. 205). Le perizonium croisé, très court et sans chute rappelle celui du Christ en croix des Heures d'Antoine Caillaut publiées en 1488 (cf. THOBY, op. cit., p. CLXIV, ne 341), les bras ont malheureusement disparu. Il existe une certaine analogie avec l'allure générale du Christ crucifié de la miniature des Heures d'Anne de Bretagne peinte par Jean Bourdichon, vers 1500-1508 (cf. THOBY, op. cit. p. CLXIV, ne 365) (notes G. Quincy, 28-7-1966). 'En octobre 1965, l'abbé Perrinet, curé de Liginiac, découvrait en nettoyant le grenier du presbytère de Chirac, un remarquable ensemble de statues de bois, allant du 15e au 18e siècle. Ce trésor se composait des pièces suivantes : un corps de Christ crucifié, fin 15e siècle, deux panneaux de tabernacle, 17e siècle, une Vierge à l'Enfant, deux statues de saints : saint Sylvain et saint Gilles ?, un saint prêtre et quatre angelots baroques. Ces statues, qui avaient jadis décoré l'église en avaient été retirées au début de ce siècle... On peut penser que ces pièces constituent la majeure partie de la statuaire ancienne de Chirac' (Lemaitre, op. cit. p. 175). 'Si l'on excepte un corps de Christ, admirable pièce sans doute de la fin du XVème siècle et qui a été refusé au classement parmi les monuments historiques, récemment ! les pièces les mieux conservées... sont deux panneaux de tabernacle...' (Lemaitre, op. cit. p. 175).