Tableau
Tableau : Jésus devant Marthe et Marie
Bourgogne-Franche-Comté ; Côte-d'Or (21) ; Voulaines-les-Templiers ; église
21717
Châtillon-sur-Seine
Église
PA00112761
Peinture
Toile (support) : peinture à l’huile
Christ ; sainte Marthe ; sainte Marie
H = 200 ; l = 400
Milieu 19e siècle
1848
Le tableau présenté est l'œuvre d'Arthur-Henry (ou Henri) Roberts (1819-1900), également appelé Roberts fils. Fils de James Roberts, peintre aquarelliste, il est né à Paris où il reste établi d’après les notices des salons auxquels il participe régulièrement. Il est l'élève de Drolling et de son père. Il débute au Salon de 1843 avec Portrait d'Ahmed-Ben Aïssa, l'année suivante il expose un sujet bourguignon avec Saint Robert, comte de Tonnerre, premier abbé fondateur de Cîteaux, en 1098. Roberts exposera ensuite régulièrement au Salon, notamment à celui de 1848 le tableau de Vou- laines-les-Templiers Jésus chez Marthe et Marie. Son œuvre la plus connue demeure sa vue de L'intérieur du cabinet de M. Sauvageot exposée au Salon de 1857, aujourd'hui au musée du Louvre. Dans les années 1860, il se consacre plutôt à la peinture de genre et expose pour la der- nière fois au Salon de 1867. Concernant l'art religieux, la maison Bouasse et Lebel édite plusieurs gravures d'après Arthur Ro- berts et il aurait également peint une station du chemin de croix de la cathédrale d'Amiens d'après Lesueur. Sur le tableau de Voulaines, outre le livret de Salon de 1848, la seule mention retrouvée dans la presse où publiée est celle d'Augustin Challamel, qui dans la « Chronique locale », Le Spectateur (Dijon) du 26 octobre 1850 en donne une description précise : « l'air circule dans ce tableau ; la lu- mière y brille ; le regard y trouve espace et profondeur. Le Christ attire tout d'abord l'attention. Son altitude est noble, sa tête belle, son geste simple et imposant, il a tout ensemble la bonté et la ma- jesté divines. Quelques apôtres se tiennent derrière lui ; leur maintien exprime le respect, leurs physionomie la sévérité et la force, excepté celle de saint Jean qui, par son charmant profil et son geste plein d'abandon, fait, avec les premiers, un agréable et spirituel contraste. Mais ce qui frappe le plus dans le tableau, ce qui semble avoir été l'objet des réflexions et de l'étude du peintre, ce sont les deux figures de Marthe et de Marie. Marthe est grande, forte, d'une beauté mâle. La pose, le mouvement, le geste, le regard, tout cela indique bien la femme alerte et labo- rieuse et tout entière livrée aux soins de la vie active. C'est la femme forte de l'Écriture. Marie, au contraire, a dans les traits quelque chose de délicat et de fin, une physionomie où respirent la sen- sibilité et la douceur, un visage pâle et un peu amaigri par les pieuses veilles de la vie ascétique. »
Propriété de la commune
Inscrit au titre objet
2023/02/03 : inscrit au titre objet
Commission régionale du patrimoine et de l’architecture du 06/10/2022. Arrête n°2023/n°5.
Voeu de classement.
Dossier individuel