Groupe sculpté
Groupe sculpté : Vierge de Pitié
Centre-Val de Loire ; Indre-et-Loire (37) ; Villeloin-Coulangé ; église paroissiale Saint-Michel
37277
Anciennement région de : Centre
Montrésor
Église paroissiale Saint-Michel
Sculpture
Pierre ; tuffeau
Traces de polychromie. Constituée à l'origine d'un seul bloc de tuffeau, la sculpture a été cassée sous la taille de la Vierge ; l'inclinaison actuelle du buste de la Vierge est sans doute le résultat d'une perte de matière, sur le côté dextre des cassures, avant le recollage, signalé en 1910 par l'abbé Bosseboeuf. Lors de la réapparition de l'oeuvre sur le marché de l'art, les côtés du manteau de la Vierge avaient été retaillés (sans doute pour la faire entrer dans un emplacement de dimensions restreintes), certaines parties de l'épiderme avaient été lissées, et des compléments apportés dans un enduit de bouchage : doigts de la main droite du Christ, nez et certains éléments de drapé du manteau de la Vierge, en particulier sur la tête. Le visage de la Vierge lui-même a été poncé (rapport d'étude par Agnès Cascio et Marie-Emmanuelle Meyohas, avril 2007). (B. de Chancel-Bardelot, 2012)
Vierge de Pitié
H = 78 ; la = 103 ; pr = 44
Touraine (atelier)
4e quart 15e siècle
1500 vers
L'histoire de cette Vierge de pitié justifie son état de conservation, en partie insatisfaisant. Elle se trouvait encore, au XIXe siècle, dans l'ancien choeur de l'église paroissiale Saint-Michel de Villeloin, devenue chapelle du cimetière. En décembre 1907, la chapelle fut vendue par la municipalité et transformée en habitation. Elle abritait alors un ensemble de sculptures (...) dont un Saint Michel qui était depuis peu classé monument historique (12 mars 1907) et la Vierge de pitié, qui bénéficie de la même mesure en octobre 1913 : la propriété des sculptures, débattue jusqu'en 1914, cessa ensuite d'être une préoccupation de premier plan pour l'administration. Le groupe de la Vierge de pitié, sans doute resté sur place jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, apparut dans le commerce d'art en 1980. Ayant changé plusieurs fois de mains (vente Paris 1980, vente Bourg-en-Bresse 27 avril 1986, vente Lyon 15 octobre 2005, vente Paris, juin 2006), il finit par être acquis en 2006 par le musée des Beaux-Arts de Tours, redevenant ainsi accessible au public. (...) L'oeuvre s'inscrit avec pertinence dans un panorama de la sculpture tourangelle. La silhouette générale du groupe et l'agencement du manteau-voile de Marie la rapprochent, en sculpture, de la Vierge de pitié de la Chapelle-Blanche-Saint-Martin et en enluminure, de celle des Heures de Pierre de Pontbriant. La comparaison s'étend aussi au corps du Christ et à l'agencement du périzonium. Surtout, les bras de la Vierge, croisés sur sa poitrine, en signe d'acceptation de la mort de son Fils, semblent être une variante principalement tourangelle, pour le type iconographique de la Vierge en prière. (...) En sculpture, deux autres Vierges de pitié tourangelles, à Sainte-Catherine-de-Fierbois et à Saint-Avertin, adoptent cette attitude, également reprise dans le Maine, l'Orléanais, et jusqu'en Périgord, avec la célèbre Mise au tombeau de Biron aujourd'hui au Metropolitan Museum of Art de New York. (B. de Chancel-Bardelot, 2012). Après avoir changé plusieurs fois de propriétaires cette sculpture finit pas être acquise en 2006 par la musée des Beaux-Arts de Tours (avec le concours du FRAM), redevenant ainsi accessible au public.
Propriété publique
Classé au titre objet
1913/10/20 : classé au titre objet
Propriété privée au moment du classement.Propriété de la commune de Tours depuis 2006.
Exposition Tours 1500 : capitale des arts, organisée au musée des Beaux-Arts de Tours du 17 mars au 17 juin 2012.
Tours 1500 : capitale des arts, sous la direction de Béatrice Chancel-Bardelot, Pascale Charron, Pierre-Gilles Girault, Jean-Marie Guillouët, cat. exp., Tours, Musée des Beaux-Arts, Paris, Somogy, 2012 ; Oger, 2007 ; Forsyth, 1995, p.197 ; Moussé [1915], p.452 ; Bosseboeuf, 1910
ARCH. PHOT. (MH75116)
Dossier individuel