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POP | Plateforme ouverte du patrimoinepièce murale de la tenture de la Vie de saint Julien : Le Passage miraculeux du gué
pièce murale de la tenture de la Vie de saint Julien : Le Passage miraculeux du gué


Référence de la notice
PM72003493
Nom de la base
Patrimoine mobilier (Palissy)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
5 décembre 2021
Date de dernière modification de la notice
19 décembre 2023
Mentions légales
© Monuments historiques
Désignation
Titre figurant dans l'arrêté ou l'étude
pièce murale de la tenture de la Vie de saint Julien : Le Passage miraculeux du gué
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'objet
pièce murale
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Sarthe (72) ; Le Mans ; cathédrale Saint-Julien
Code INSEE de la commune
72181
Description
Catégorie technique
tapisserie sur métier
Historique
Siècle de création (partie de siècle ou époque)
Année de création
1500 ?
Personne morale créatrice de l'objet
Flandres (atelier)
Description historique
Achat en vente publique chez Sotheby's de cette tapisserie provenant de la cathédrale du Mans. Préemption par l'Etat. Elle était présentée dans le catalogue de vente comme un "fragment de tapisserie des Pays-Bas méridionaux". Elle a été identifiée grâce à des comparaisons stylistiques par une historienne de l'art spécialiste de la tapisserie. La tapisserie appartient à une tenture représentant la Vie de saint Julien, premier évêque de la cathédrale du Mans et représente le Passage miraculeux du gué, scène montrant le cortège funèbre traversant la Sarthe miraculeusement solidifiée pour ramener le corps du saint au Mans. Il est conduit par le maître de la cité, appelé, dans les textes, le Defensor. C'est ce personnage, à l'habit et au visage bien reconnaissables qui a permis une identification certaine de la tapisserie. Elle fait partie d'une tenture représentant la Vie de saint Julien dont une partie a été offerte à la cathédrale au début du XVIe siècle par le chanoine Baudouin de Crépy. D'une grande qualité artistique et technique, ces tapisseries ont été fabriquées à Paris ou dans les Flandres, les deux principaux centres de production textile de l'époque. Un document d'archive datant de 1529 nous précise que ces tapisseries étaient suspendues plusieurs fois par an dans la cathédrale "depuis Noël jusqu'à la dédicace ou à la fête des saints apôtres Philippe et Jacques (...) ; de la Pentecôte à l'octave de la consécration et le jour de l'Assomption." De cet ensemble qui, à l'origine, devait compter près de douze tapisseries, seules six sont encore conservées à la cathédrale (deux tapisseries complètes et quatre fragments). La septième a été volée en 1907 et reste non localisée. Des recherches ont été effectuées pour tenter de déterminer à quel moment la tapisserie en vente a quitté la cathédrale mais elle n'ont pu aboutir. Les tapisseries ont vraisemblablement été dispersées à la Révolution française, pendant laquelle les Vendéens s'en seraient servi pour couvrir les blessés. Ainsi certaines restent sur place tandis que d'autres sont vendues ou détruites. Aujourd'hui, outre les pièces toujours conservées au Mans et celle mise en vente en 2017, deux autres tapisseries de cette tenture ont pu être identifiées : l'une est conservée au musée du Louvre, la seconde est probablement en mains privées aux Etats-Unis, sa dernière apparition ayant eu lieu à New-York?