Description historique
La sculpture ne se trouve plus au presbytère mais de nouveau à l'église. Cette sculpture occupait à l’origine une niche simple en arc surbaissé, maçonnée au-dessus de la porte d’entrée de l’église Notre-Dame de Vallorcine, sur la façade principale, abritée d’une large dépassée de toiture. Selon les recherches entreprises par Madame Dominique Ancey, l’auteur pourrait potentiellement être Joseph DELPONTE, artiste natif de Campertogno en Valsésia (3 mai 1773-1837), établi à Vallorcine, et inhumé au cimetière du village. réalisations, réparations d’autels, créations originales ont été documentées dans plusieurs communes de Savoie par Annick Bogey-Rey. DELPONTE a également été connu pour avoir enseigné la sculpture, notamment à G.A.GILARDI et Carlo PEDRINI. Un négatif photographique conservé à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine (Numéro 74W00247), réalisé lors de sa protection, montre la statue en situation sur la façade. La couche picturale est en très grande partie lacunaire, avec le bois à nu. Une seconde photographie conservée à la CAOA permet aussi d’apprécier l’état de conservation dans lequel elle se présentait. Un courrier émanant du Conservateur des Antiquités et Objets d’Art de Haute-Savoie, daté du 1er Décembre 2011,adressé au maire de Vallorcine, fait état de l’absence de la sculpture dans son lieu de conservation (presbytère) lors d’un récolement, puis de sa localisation par les services de la commune qui lui transmettront des photographies. Dans ce courrier, le conservateur déplore le fait que sur celles-ci, la sculpture se présente avec de nombreuses modifications: «Outre le fait que le bras gauche était lacunaire -il a donc été réintégré-, la photographie ancienne témoigne que la statuette n’était pas, auparavant, polychrome comme elle l’est aujourd’hui, suivant les clichés que vos services m’ont transmis.» «On peut aujourd’hui considérer que la statuette ne présente plus les qualités -du point de vue de l’intégrité, notamment compte-tenu de la lourdeur de l’intervention, qui avaient conduit à sa protection.» La sculpture a été partiellement modifiée (réintégration d’éléments lacunaires) et entièrement peinte en 1987 - comme le stipule une note collée sous le socle, rédigée par l’auteur, René Simond, habitant de Chamonix. Elle ne présentait plus les qualités d’intégrité matérielle, historique, qui l’ont fait reconnaître comme un bien culturel régional remarquable et protégée en 1977 au titre d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. (rapport de restauration de Séverine Haberer).