Description de l'iconographie
Le tableau présente au centre la figure de saint Théodule, évêque d'Octodurus vers 380, mitrée, tenant la crosse et brandissant l'épée de la main droite. A ses pieds est posée la cloche et on aperçoit le diable qui selon la légende transporta au-delà des monts cette cloche sur injonction du saint qui l'avait reçue en cadeau du pape et devait la ramener avec lui à Sion. La scène se déroule au sein d'un paysage dans lequel apparaît sur les hauteurs une ville. Par la suite, la cloche de Sion se fendit et les fragments conservés comme reliques furent réutilisés par petits morceaux pour être mêlés à la fonte de plusieurs autres cloches. Saint Théodule était invoqué pour éloigner toutes les catastrophes naturelles (foudre, inondation, glissement de terrain...). Les parties latérales du retable sont ornées chacune d'une niche encadrée par deux colonnes soutenant l'entablement rectiligne. Les colonnes sont placées sur un haut socle où sont sculptées des têtes d'anges ailées (deux ont disparu). A gauche, la niche entourée d'une guirlande de roses et de têtes d'anges ailées, abrite la statue de la Vierge avec l'Enfant. La niche de droite, décorée de même, sert d'écrin à la figure sculptée de saint Pierre reconnaissable à son trousseau de clés. Les bords du retable sont terminés par deux volutes assez maladroites et raides portant un décor de branches de vigne et de raisins dominés par un petit personnage en buste dans la partie supérieure. Le tableau d'autel est d'une composition assez dense. Au centre on retrouve la figure de saint Pierre tenant les clés dans la main droite. Agenouillé dans l'angle inférieur gauche est saint Donat tenant la palme des martyrs, mitré et muni de la crosse. Dans l'angle opposé, saint Nicolas, également mitré et tenant la crosse, est identifiable grâce aux trois figures d'enfants dans un tonneau de bois illustrant la résurrection des trois enfants jetés au saloir et également grâce aux trois Bourse d'or qu'il a posé sur ses genoux et avec lesquelles il sauva du deshonneur trois jeunes filles sans mari. A droite de saint Pierre, également debout mais un peu en retrait, est sainte Agathe qui présente sur un plateau ses seins arrachés par les bourreaux. Elle tient la palme des martyrs. A gauche de saint PIerre, une autre figure, plus difficilement identifiable, montre un personnage barbu casqué et en armure. Dans la partie supérieure du tableau est assise la Vierge tenant l'Enfant sur ses genoux avec au-dessus de sa tête la colombe. A gauche on aperçoit dans les nuages saint Michel terrassant le dragon ou le diable. A droite, c'est vraisemblablement l'ange Raphaël guidant les pas de Tobie. Deux statues sont placées sur l'entablement une figure d'évêque mitré à gauche (saint Donat ?) et une autre de sainte couronnée, certainement sainte Agathe. Au centre de l'entablement s'élève le couronnement du retable, d'une architecture rectiligne, les bords seulement animés de volutes de fleurs et de rinceaux de feuillages, orné d'un médaillon encadré de deux consoles d'où sort le buste de Dieu le Père au milieu des nuées, tenant le globe crucifère et faisant le geste de bénédiction. Dans les écoinçons sont sculptées quatre têtes d'anges ailées et au-dessus deux angelots s'envolent. Ils tenaient des attributs (trompettes ?), disparus.