Retable ; tableau (7) ; volet de polyptyque (4)
Retable de la Passion
Retable de la Passion, 7 tableaux et 4 volets : l'Arrestation du Christ, le Christ à la colonne, le Portement de croix, le Christ entre les larrons, la Pamoison de la Vierge, la Descente de croix, la Mise au tombeau, la Résurrection, le Couronnement de la Vierge ; les Saintes femmes au tombeaux ; la Descente de croix ; l'Entrée de Jerusalem
Île-de-France ; Val-d'Oise (95) ; Vétheuil ; église
95651
Magny-en-Vexin
Église
Eléments volés en 1966 et 1973 (l'Arrestation du Christ, le Christ à la colonne, le portement de croix, la Pamoison de la Vierge, la Descente de croix, la Mise au tombeau). La Flagellation du Christ et le Baiser de Judas sont retrouvés, le premier en 1999 et le second en 2007 dans le commerce d'antiquités en Belgique.
Menuiserie ; peinture ; sculpture
Bois : taillé, peint, doré
Retable de la Passion, bois sculpté et volets peints. Sous un couronnement continu de dais gothique, sept scènes de la Passion : à gauche, l'Arrestation du Christ, le Christ à la colonne, le portement de croix ; au centre, le Christ entre les larrons et la Pamoison de la Vierge ; à droite, la Descente de croix, la Mise au tombeau et la Résurrection. Une série de dix huit arcatures en ogives très découpées abrite ces panneaux, disposés en trois groupes de trois.
Scènes ; baiser de Judas ; saint Pierre ; combat ; Malchus ; Flagellation du Christ ; chemin de croix ; Christ ; portant ; La Croix ; Simon de Cyrène ; sainte ; femme ; saint Jean ; calvaire ; Vierge ; Descente de croix ; Mise au tombeau ; Résurrection du Christ ; soldat ; arbalète ; sommeil ; tombeau
On trouve de gauche à droite les scènes suivantes : Le Baiser de Judas (au premier plan, Malchus terrassé par saint Pierre) ; La Flagellation (le christ est lié à une colonne polygonale, au chapiteau simple mouluré) ; Le Portement de Croix (Simon de Cyrène aide jésus tandis que les Saintes Femmes et saint jean suivent au second plan) ; le Calvaire (l'un des larrons, celui placé à la droite du Christ, est couvert d'une grande souquenille flottante, chose rare dans les représentations du Calvaire. Au bas, Marie défaille entre les bras des Saintes Femmes) ; La Désecnte de croix (au premier plan, une seconde pamoison de la Vierge) ; La Mise au tombeau ; La Résurrection (l'un des gardes endormis en avant du sépulcre tient une arbalète à cranequin).
H = 130 ; la = 913 ; Dimension des côtés : h = 90 ; panneaux peints : h = 112, la = 64 (les saintes femmes au tombeau ; l'entrée à Jérusalem ), h = 105, la = 76 (la Descente de croix ), h = 80 (chaque panneau du Couronnement de la Vierge)
Oeuvre restaurée
Le bas-relief du baiser de Judas est en cours de restauration avec la caisse du retable : le bois a été traité et consolidé, les remplages manquants ont été restitués par des éléments en résine. les décors de dorure seront mis en valeur et les deux scènes sculptées qui ont été retrouvées remises en place dans l'ensemble (récolement du 07/12/2018). Les panneaux peints ont été restaurés en 1975.
1er quart 16e siècle
Ce retable, en bois sculpté, polychrome et doré, surmontait sans doute, originairement, le maître-autel. On le voit aujourd'hui sur l'autel de la quatrième chapelle au nord de la nef. Il appartient à la catégorie de ces grands retables en bois et en terre cuite, d'origine flamande ou brabançonne qui montrent les différentes scènes de la Passion figurées par une multitude de petits personnages, et dont on rencontre beaucoup de spécimens dans toute la France, mais surtout dans la région du Nord. A lui seul, le département de l'Oise n'en possède pas moins d'une quinzaine, à peu près complets (ces retables ont été dépecés comme celui de Vétheuil dans les années 1960-1975). Tous ces retables appartiennent soit à la seconde moitié du XVe siècle, soit à la première moitié du XVIe siècle. Celui de Vétheuil semble plutôt du premier quart du XVIe siècle. Il présente la disposition bien connue qui caractérise tous les autres, c'est-à-dire que la partie centrale, consacrée à la grande scène du Calvaire, est plus élevée (2m25) que les deux parties latérales (1m30). La largeur de la partie supérieure de la travée centrale est de 92 cm. Dans la scène de la Résurrection, l'un des gardes endormis en avant du sépulcre tient une arbalète à cranequin, arme dont on croyait l'usage à peu près tombé en désuétude au commencement du XVIe siècle. On remarquera le masque d'animal qui décore singulièrement la tunique de cet arbalétrier et les masques du même genre qui servent de grenouillères au soldat son voisin. Tous les costumes sont, d'ailleurs, intentionnellement pittoresques et variés. Toutefois, celui que porte chacun des principaux acteurs du drame se retrouve le même dans toutes les scènes. Il y a de l'archaïsme dans les vêtements militaires, comme aussi des fantaisies de pure imagination. Mais les chaussures, élargies du bout, sont empruntées à la vie réelle ; cette forme fur en usage de 1490 à 1535 environ. Bien qu'il ne s'agisse que d'une oeuvre d'art industriel, les personnages ont beaucoup de vérité, et la lourdeur qu'entraîne la grosseur exagérée des têtes n'est pas caricaturale, comme cela se voit dans quelques autres retables du même genre. En outre, les physionomies de Marie, de saint Jean et des Saintes Femmes sont agréables et d'une expression simple et vraie, en quoi elles contrastent avec celles des bourreaux et de la soldatesque, bestiale à souhait. C'était là, d'ailleurs, une tradition constante depuis l'importation des albâtres anglais à la fin du XIVe siècle. Il est assez difficile de situer chronologiquement les oeuvres de cette espèce, presque toujours dépourvues de date peinte ou gravée. Le détail des chaussures à bout élargi rapproché des autres observations que fait naître l'examen du retable de Vétheuil indique approximativement le premier quart du XVIe siècle. On sait que le style gothique persista longtemps dans les Pays-Bas. Au retable de Bury, les dais flamboyants surmontent des personnages dont les costumes, beaucoup plus avancés qu'à Vétheuil, justifient très bien la date 1648 estampée dans la dorure du sépulcre. (Sources : Louis Régnier).
Propriété de la commune
Classé au titre objet
1902/04/11 : classé au titre objet
Oeuvre volée ; oeuvre retrouvée
Régnier, Louis, L'église de Vétheuil (1ère partie) Mémoire de la Société historique et archéologique de pontoise et de Vexin, T. XXIX, (2e fascicule), 1910, p. 137-174.
ARCH. PHOT. (MH313494?, MH47981, MH58057)
Dossier individuel