Bibliographie
Lamy, Isabelle / Brouat, Robin Un monde balzacien. Sculptures de Pierre Ripert. [Catalogue d'exposition, Musée Balzac - Château de Saché, du 18 mai au 22 septembre 2019.].- , 2019 (Parçay Meslay (37) : Conseil départemental d'Indre-et-Loire, mai 2019). CONSEIL DÉPARTEMENTAL D'INDRE-ET-LOIRE.- 59 pages ; "155. Pierre RIPERT, Benassis, plâtre patiné, vers 1935. Musée Balzac, Saché, BZ 2017.5.5. Autres exemplaires : plâtre, musée Balzac, Saché (BZ D1999.5.25.6, Cat 10) ; bronze, Maison de Balzac, Paris (BAL 125 bis)."Page 11 : "Le sculpteur collecte ainsi des éditions anciennes de l'oeuvre de Balzac, mais également des études critiques. Les travaux de Maurice Serval ou William Hobart Royce, qui voient dans certains personnages l'incarnation d'une personne réelle, l'intéressent au plus près. De même, les études de Pierre Abraham (CAT. 11 et 12) influencent son travail : la série les « Fantômes du miroir », composée des personnages Félix de Vandenesse (CAT. 8), Z. Marcas (CAT. 9) et Benassis (CAT. 10), est ainsi dictée par l'hypothèse de l'auteur, qui utilise cette expression et montre que Balzac s'est décrit lui-même à travers certains de ses protagonistes. "Page 39 : "Pierre Ripert précise néanmoins dans une fiche consacrée à Benassis que la physionomie de Balzac devait rester la référence pour représenter ce personnage également autobiographique. "Page 40 : "Concernant la statuette du Docteur Benassis, Horace Hennion écrit, dans une lettre du 9 avril 1936, qu'il souhaite que cette sculpture soit le « type du médecin de campagne 1830 ». Fin avril, Pierre Ripert lui répond qu'il a « un petit Benassis en pied » mais il ne le trouve « pas fameux ». Il lui propose de plutôt présenter le buste exposé l'année précédente à Tours (CAT. 10), alors envisagé comme l'un des « fantômes du miroir » d'Honoré de Balzac mais conforme, selon lui, à la description balzacienne. Or, la veille de l'exposition, le 8 mai 1936, Horace Hennion le remercie pour sa statuette qui figurera dans le catalogue. Un personnage en pied retrouvé dans l'atelier de Pierre Ripert après sa mort (CAT. 134) semble correspondre à la description de Benassis lorsqu'il rencontre Genestas : le médecin du canton « resta les bras croisés » ; il portait une « ample redingote verte, boutonnée jusqu'au cou » et sa tête était « couverte d'une casquette ». Notons que cette représentation est proche de l'iconographie du Docteur Benassis diffusée dans différentes éditions illustrées du Médecin de campagne depuis l'édition Marescq et Compagnie (1851-1853) (CAT. 135)." Page 48. "Fonte à la cire perdue - [...] Un moule est créé à partir de modèles en plâtre, recouverts d'une gomme laque qui facilite le démoulage (Cat. 153 et Cat. 155). Ce moule sert ensuite pour créer le modèle en cire sur lequel le sculpteur apporte des retouches (Cat. 156). Pierre Ripert reçoit ainsi des sculptures en cire envoyées par le fondeur, avant de les retourner pour l'exécution du bronze final (Cat. 154)."