Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinejouet à traîner
jouet à traîner


Référence de la notice
03940017077
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
8 septembre 2022
Date de mise à jour
26 septembre 2022
Crédits photographiques
© R-P RIBIERE
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
MJ.80.31.8
Domaine
Dénomination
Auteur
Précisions sur l'auteur
PETITCOLLIN : Fondée en 1856 par Nicolas et Gustave Petitcollin, à l'origine fabrique de peignes. En 1895, elle s'adjoint la Maison Hutin qui fabriquait des baleines de corsets. A cette même époque on commença à travailler le celluloïd à Etain. En 1900, les associés transformèrent leur affaire en Société Anonyme Petitcollin, et en 1901, déposèrent la marque de la tête d'aigle. La fabrication des poupées ne débuta qu'en 1912. L'usine fut complètement détruite pendant la Première Guerre. La production recommença en 1925. Détruite à nouveau au cours de la Seconde Guerre. Elle démarra une nouvelle production en 1950. La société fut certainement la plus importante fabrique de poupées en celluloïd entre 1930 et 1957. A partir de cette date la société commença la production de poupées en plastique. Cette maison existe encore et produit toujours. c'est la plus ancienne fabrique française de poupées et jouets. __ L’atelier artisanal Petitcollin ouvre ses portes vers 1860 à Etain, dans la Meuse. Après avoir fabriqué des articles de coiffure en celluloïd, il développe, à partir de 1906, une gamme de jouets (balles et hochets) puis à partir de 1912, des poupées. La marque est symbolisée par une tête d’aigle. Dans l’entre-deux-guerres, la Société Petitcollin occupe une place prépondérante dans l’industrie française du jouet : entre 1924 et 1938, sont développés de grands modèles de baigneurs en celluloïd, parmi lesquels le célèbre « Petit Colin », poupon que l’on peut baigner, qui devient la première poupée destinée à un large public. Le célèbre baigneur est d’ailleurs toujours fabriqué à l’heure actuelle. En 1960, le celluloïd, jugé dangereux car trop inflammable, est interdit mais la Société Petitcollin avait déjà préparé l’échéance et stoppé toutes les fabrications depuis 1957. Elle se spécialise alors dans la fabrication d’objets en résine. Toutefois, dès 1961, une nouvelle étape dans la fabrication des jouets est franchie avec la maîtrise d’un nouveau procédé, le rotomoulage, qui permet de fabriquer des pièces creuses en vinyle, notamment des têtes et membres de poupées. En 1963, la compagnie Petitcollin rachète la Société Nobel Française (SNF), fabricant des célèbres poupées du magazine Modes & travaux. Après plusieurs reprises et redressements judiciaires, Petitcollin est finalement rachetée en 1995 par la société Vilac (spécialiste du jouet en bois, situé à Moirans-en-Montagne, dans le Jura). Petitcollin est à la fois la plus ancienne et la dernière fabrique française de poupées encore en activité en France. L’usine Petitcollin est ouverte au public depuis 1998, avec un espace muséographique retraçant son histoire.
Localisation
Poissy ; musée du jouet Pierre Pinel