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POP | Plateforme ouverte du patrimoineDante et Virgile dans la barque de Charon
Dante et Virgile dans la barque de Charon

Référence de la notice
04380000168
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
23 octobre 2015
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Sophie Pirou
Crédits photographiques
© Pontoise, musée Tavet-Delacour
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
D 1892.8.1
Domaine
Titre
Dante et Virgile dans la barque de Charon
Précisions sur l'auteur
GIRODET DE ROUCY-TRIOSON : Montargis, 1767 ; Paris, 1824
École (pays)
France
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1811
Genèse
dessin mis aux carreaux
Historique
'Ce dessin est l'illustration assez peu fidèle du chant III de l'Enfer, dans la Divine Comédie de Dante. Il s'agit probablement de l'esquisse d'une composition peinte, jamais réalisée à notre connaissance. 'La Barque de Caron' apparaît d'ailleurs dans les écrits posthumes de l'artiste publiés par P.-A. Coupin (1829, t. II, p. 264) parmi les sujets possibles de tableau : 'La barque est pleine ; un roi pleure sa royauté ; un juge inique reçoit des reproches ; un jeune homme semble regretter ses plaisirs ; un avare cache sous son manteau un sac d'argent. 'Ce sont précisément ces personnages que nous retrouvons ici. Ainsi, ce dessin, plus qu'une simple paraphrase de texte, se veut-il une véritable allégorie de l'histoire de l'humanité, ce dont témoignent encore les détails de l'arrière-plan : Prométhée enchaîné sur son rocher, le supplice de Tantale, Sisyphe gravissant la montagne en poussant un lourd bloc et, dans le lointain, les cercles de l'enfer. Cette oeuvre, qui figura à l'exposition Girodet en 1967, n'est pas mentionnées dans le catalogue de P.-A. Coupin ni dans celui de la vente posthume de l'artiste. Il a été justement daté vers 1811 par Arlette Sérullaz. Certes l'influence de David y est évidente dans le groupe des personnages à l'extrême droite qui rappelle les figures du Serment des Horaces et plus encore de La Distribution des Aigles. Mais, au-delà de ces références à un répertoire d'attitudes (couramment utilisée par bien des artistes), n'est-il pas plus intéressant, comme le fit Arlette Sérulaz, d'évoquer, à propos de cette oeuvre, les créations de William Blake ou de Fuseli ?' (Lacambre Jean ; Vilain Jacques) ;
'The style of this drawing places it rather late in Girodet's works, probably around 1811, probably ten years after the large painting Ossian (Malmaison). By using a wide range of attitudes much in favour among Neo-Classical artists (such as the two men holding each other, one arm round the shoulder with the other outstretched, on the extreme left), Girodet, who never forgot the lessons of David, exploits his slightly extravagant taste for powerful heroism and for landscape. His imaginative treatement recalls Blake and Fuseli and one is struck by the powerful construction and the dramatic atmosphere. He was a great admirer of Dante, a copy of whose Divine Comedy he owned. Here he is probably depicting Canto III or VIII, (where the boat is that of Phlegyas), of the inferno, but he does not in either case adhere closely to the text.' (White Gabriel)
Localisation
Pontoise ; musée Tavet-Delacour