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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Immaculée Conception ; Inmaculada Concepción
L'Immaculée Conception ; Inmaculada Concepción

Référence de la notice
05940000033
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 mai 2011
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
66-1-1 ; 1054 (Ancien numéro)
Domaine
Dénomination
Titre
L'Immaculée Conception ; Inmaculada Concepción
Auteur
Précisions sur l'auteur
COELLO : Madrid, 1642 ; Madrid, 1693 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1676
Historique
Claudio Coello est considéré comme le dernier grand maître du siècle d'Or. Il débute dans l'atelier de Francisco Rizi (1600 - 1681), et complète sa formation devant les oeuvres des collections royales : il y étudie les maîtres vénitiens et flamands, qui influencent d'une façon décisive ses premières séries de grands tableaux d'autel et l'occupent jusqu'à son entrée à la Cour. En 1683, il est nommé peintre du roi et en 1685, il est chargé de terminer les travaux de décoration de l'Escurial, à la mort de Carreño de Miranda (1614 - 1685). Pleinement baroque, de par sa formation auprès de Francisco Rizi, ouvert aux tendances flamandes et vénitiennes, Coello use de coloris chauds, de compositions très enlevées mais aussi d'un sens poussé de l'équilibre des formes. Le trait le plus caractéristique du style de Coello est une lumière douce et comme opalescente qui donne une patine chaude à ses toiles. Coello a été un artiste très productif, mais la partie la plus significative de son oeuvre - les fresques- a presque totalement disparu dans la destruction des églises et des chapelles baroques de Madrid. Heureusement, il reste assez de peintures à l'huile pour pouvoir suivre son évolution et constater les résultats et le niveau atteints. Ses préoccupations stylistiques se font jour dans L'Immaculée Conception où il s'inspire de Carreño, ami et seul disciple de Velázquez. Une version plus ample existe dans la cathédrale de Málaga (chapelle de la Purísima Concepción) autrefois attribuée à Mateo Cerezo. La représentation de l'Immaculée Conception est très répandue dans l'Espagne de la Contre-Réforme sous l'impulsion de l'Ordre des Jésuites. Dans cette oeuvre, Coello a su traduire le mouvement ascendant de la Vierge, en particulier l'effet des draperies du manteau. Marie est représentée sous l'apparence d'une toute jeune fille, comme l'exigeait l'iconographie en vigueur avec les symboles des Litanies de la Vierge. La mère du Christ se tient sur le croissant de lune dans une attitude sereine, le visage penché et tourné vers sa droite, elle regarde le serpent qui tient le fruit de la vaine tentation. Elle est entourée de nombreux angelots et des attributs qui lui sont associés : la Jérusalem céleste, le jardin clos, le lys de la pureté, le miroir parfait de la fidélité, ... (Extrait du cat. exp. Madrid/Bilbao, E. Hamon)
Localisation
Castres ; musée Goya