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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Extrême-onction ; La Extremaunción
L'Extrême-onction ; La Extremaunción

Référence de la notice
05940000089
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
30 mai 2011
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
57-2-1 ; MG 1059 (Ancien numéro)
Domaine
Dénomination
Titre
L'Extrême-onction ; La Extremaunción
Précisions sur l'auteur
LUCAS Y VELAZQUEZ : Madrid, 1817 ; Madrid, 1870 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1855-1859
Historique
Peinte vers 1855-1856, durant une période trouble et agitée pour l'Espagne, cette oeuvre témoigne d'un genre d'inspiration populaire et dramatique. Lorsque Lucas peint cette toile il est depuis 1851 Peintre de la Chambre du Roi, et chevalier de l'ordre de Charles III. En 1855, il participa à l'Exposition universelle de Paris. L'artiste, grand admirateur de Francisco Goya et de Diego Velázquez, fut un acteur important de la période romantique. Il est un des rares artistes espagnols à approcher l'intensité expressive du monde de Goya. Le tableau qui nous intéresse représente le sacrement de l'extrême-onction administré, semble-t-il, dans la chambre d'un mourant. Le prêtre est debout, le goupillon et le missel en mains, le moribond se soulève légèrement sur son grabat en caressant un enfant en pleurs. Une foule d'hommes et de femmes s'inclinent devant le geste sacré ; le tout forme un groupe recueilli dans le chagrin et la méditation. L'harmonie et la sobriété des tons de jaunes, de rouges, de bruns contribuent à créer une atmosphère intime de profonde tristesse. La lumière dirigée essentiellement sur le prêtre qui semble dans un halo lumineux, fixe le point central de la composition du tableau. Ce qui caractérise Eugenio Lucas c'est encore sa touche, épaisse, nerveuse, les empâtements de peinture sont nettement visibles, les traits sont à peine esquissés sans détails, mais le résultat est là : un tableau émouvant d'une rare intensité expressive. Deux autres compositions similaires nous sont connues (Arnaiz, 1981, p. 409) : Le Viatique du pauvre (Städelsches Kunstinstitut de Francfort, signé et daté de 1855) et La Dernière heure, collection Lazaro, en dépôt à l'Ambassade d'Espagne à Washington. Extrait du cat. exp. Madrid / Bilbao, 2002/2003, C. Berthoumieu
Localisation
Castres ; musée Goya