Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineSainte Régine d'Alésia ; Santa Regina de Alise
Sainte Régine d'Alésia ; Santa Regina de Alise

Référence de la notice
05940000283
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
22 octobre 2014
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres ; musée Goya, photographe : Pascal Bru
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2001-5-1
Domaine
Dénomination
Titre
Sainte Régine d'Alésia ; Santa Regina de Alise
Auteur
Précisions sur l'auteur
PACHECO : Sanlúcar de Barrameda, 1564 ; Séville, 1644 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1604
Historique
Ce dessin doit être mis en étroite relation avec son pendant, acquis un an plus tôt, Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus. Benito Navarrete Prieto a bien mis en évidence les similitudes entre les deux pièces : même format, même technique spécifique du traitement du papier peint à l'huile avec des rehauts de blanc fait de gesso (préparation à base de plâtre, cf. Pacheco, Arte de la Pintura). Alors que l'iconographie de Sainte Anne s'avère traditionnelle, celle de Sainte Régine demeure rare à Séville dans les années 1600-1630. La Sainte martyre, originaire d'Alésia en Bourgogne (Alise-Sainte-Reine), aurait été exécutée en 252 Apr. J.C. sur l'ordre d'Olibrius, préfet des Gaules qui souhaitait l'épouser et qu'elle avait repoussé au nom de sa foi chrétienne. La jeune femme couronnée de lauriers et nimbée tient la palme du martyre ainsi qu'une fleur d'où sort un enfant, iconographie elle-aussi médiévale que l'on retrouve sur certaines boiseries de choeur. Le peplum à l'antique que porte la sainte est figuré en mouvement, comme agité par le vent. Du point de vue des sources nous pouvons citer, comme Benito Navarrete, les gravures de Martin de Voos ainsi que Luca Cambioso sans parler, plus tard, des Vierges en procession de Zurbarán pour le Nouveau Monde. Les deux dessins doivent ainsi être rapprochés du retable de l'église San Onofre à Séville, daté de 1606 où l'on trouve une Sainte Anne et une Sainte Marie-Madeleine très semblables. Nous pouvons donc reprendre l'idée même d'une série préparatoire exécutée en vue de la réalisation d'un retable non localisé. Ainsi avec le Christ servi par les anges et le Jugement Dernier, Franscisco Pacheco est représenté de façon éminente dans les collections castraises. JLA
Localisation
Castres ; musée Goya