Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineL'Embozado ; El Embozado
L'Embozado ; El Embozado

Référence de la notice
05940003814
Nom de la base
Collections des musées de France (Joconde)
Date de création
17 juin 2016
Date de mise à jour
23 février 2026
Rédacteur de la notice
Berthoumieu Cécile
Crédits photographiques
© Castres, musée Goya
Identification du bien muséal
Numéro d'inventaire
2010-1-1
Domaine
Dénomination
Titre
L'Embozado ; El Embozado
Précisions sur l'auteur
GOYA Y LUCIENTES : Fuendetodos, 1746 ; Bordeaux, 1828 ; nationalité : Hispanique
École (pays)
Espagne
Contexte de création - contexte historique
Période de création
Millésime de création
1825 ; 1827
Historique
Tirage unique de la Calcografica Nacional par John Savil Lumley en 1859 ;
Francisco Goya passe les quatre dernières années de sa vie de 1824 à 1828 à Bordeaux, en exil volontaire à la suite du rétablissement du pouvoir absolu en Espagne en 1823. Durant cette période Goya réalise sept gravures dont trois tirées de l'album de dessins dit Album H (58 dessins répertoriés dont 29 au Musée du Prado). Les thèmes représentés sont d'ordre symbolique ou des images tirées de la vie quotidienne dans l'esprit des Caprices. Le Majo embozado ou L'Embozado (le dessin préparatoire sans taureau se trouve au Prado, n° 319) a été gravé selon deux versions, très rares : la première en 1825-27 où le personnage se détache sur un fonds d'aquatinte et se tourne vers la gauche, la seconde sensiblement à la même période et au verso de la matrice, le sujet tourné vers sa droite avec en arrière-plan un taureau. Goya a de façon manifeste souhaité éclaircir le fonds en arrière-plan dans le but de bien mettre en valeur cette représentation d'un homme du peuple enveloppé dans la cape traditionnelle espagnole. Celle-ci avait été interdite sous le règne de Charles III par le ministre Esquilache pour des raisons de sécurité. Cette mesure provoqua alors la fameuse émeute dite d'Esquilache (motín d'Esquilache) qui aboutit au renvoi du ministre d'origine italienne. La planche est donc une eau-forte sans aquatinte avec pointe sèche au niveau du taureau de l'arrière-plan. Le tirage, unique, fut réalisé en 1859 comme pour la Maja sur fond noir acquise en 2008 par le musée Goya. Outre le fait que cette planche peut être considérée comme une sorte de paire avec la Maja, on demeure frappé par la symbolique qui s'attache au sujet : la représentation de l'homme du peuple au visage marqué et à l'expression méfiante tournant le dos au taureau, symbole de l'Espagne sauvage. Ici encore nous nous trouvons devant une épreuve fort rare de l'édition de la Calcografica Nacional (tirage John Savil Lumley, 1859) sur un papier à la marque Gvarro à moins de 100 exemplaires. JLA - 2009
Localisation
Castres ; musée Goya